Lorène Marchand, candidate rennaise à "Ma Thèse en 180 secondes" 2020

Avant de participer aux qualifications rennaises à MT180s, organisées le 4 mars 2020, Lorène Marchand, doctorante à l'Université de Rennes 1 et à ECOBIO a répondu à nos questions. Son sujet de thèse : "Les plantes endémiques peuvent-elles répondre aux changements climatiques ? Cas d'une espèce endémique subantarctique à distribution géographique très restreinte (LyallIa kerguelensis)".

Lorène Marchand

Questions à une candidate à "Ma Thèse en 180 secondes" 2020

Quelles sont les dernières étapes de votre formation avant la thèse, et pourquoi vous-êtes vous engagé·e dans cette voie ?
J’ai obtenu ma licence et mon master à l’Université d’Orléans. Mon stage de fin d’étude s'est déroulé à Anvers (Belgique) et à Ljubljana (Slovénie). Mes travaux sont axés sur l’écologie et la physiologie des forêts, ainsi que sur l’impact du changement climatique sur des organismes à longue durée de vie. J’ai choisi ce domaine car je suis passionnée depuis toute petite par la nature, et surtout par les arbres !

Pourquoi tentez-vous MT180s ?
Ce concours, je le connais depuis qu’il existe. J’ai tout de suite accroché à l’idée de présenter de façon claire et concise un projet de thèse qui peut sembler obscur, à première vue. Je ne pensais pas le tenter mais quand j'ai appris qu'il existait une formation pour s'y préparer, je me suis lancée et je ne le regrette pas ! Ce qui me motive, c’est de transmettre ma passion à travers un vocabulaire simple mais juste au plus grand auditoire possible. Mais l'avantage est aussi qu'il me permet de réfléchir selon un autre angle de vue à mes recherches. Cet exercice m'a aidé à mieux cerner mon sujet de thèse.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Le plus difficile reste le choix des analogies, pour être à la fois sûre d’être dans le juste et comprise par tous, mais c'est aussi apprendre le texte !

Et après la thèse ?
Après la thèse je souhaite continuer en post-doctorat, mais toujours avec une partie terrain en milieu hostile, même sur le continent antarctique pourquoi pas ? J'aimerais étudier des plantes vivant dans des conditions insoupçonnées et méritant d’être mieux connues, comprendre comment le changement climatique les affecte pour aider à les préserver au mieux. Le pourquoi est simple : j’aime la nature et l’aventure, et la capacité des plantes à survivre en milieu extrême me fascine.