METAMORFOZ (théâtre)

Un partenariat LE DIAPASON et Festival YAOUANK

METAMORFOZ

Les récits de la métamorphose nous habitent, nous fascinent. Ils renferment en eux-mêmes la possibilité de la transformation en même temps que la question de la forme et de l’essence. Qu’est ce qui se transforme en nous ? Qu’est-ce qui nous transforme ? Le corps se transforme inexorablement, jour après jour, et sa propre finitude est bien sa seule certitude. Tout le reste est écriture, stigmates. Et nous allons, balafrés, le long des chemins défrichés années après années par nos expériences passées, engourdis souvent par l’apparente familiarité des choses. Nous procédons, chemin faisant, à de menus ajustements sur le territoire intérieur, oublieux, flemmardant, feignant de ne pas entendre les flèches qui fendent l’air autour de nous. L’une d’elle parfois nous frappe dans le dos, nous arrache un long cri, nous laisse suffoquant. Palpitant offert aux quatre vents. La carte du territoire : inutile. Les chemins connus : inutiles. La couleur du ciel : autre. Un creux laissé par l’absence, une brèche par où tout s’engouffre, jusqu’à l’éclatement, le démembrement, l’éparpillement. Après la tempête, c’est encore nous et ce n’est plus nous. Quelque chose en nous est mort et quelque chose est né. Un nouveau sentier qui ouvre vers des parages inconnus.