La cristallographie pour étudier les œuvres d'art, conférence de Philippe Walter

Nombreux sont les peintres qui ont éprouvé le désir de connaître la nature et les propriétés des couleurs qu’ils employaient, préparaient ou faisaient préparer. Depuis plus d’une vingtaine d’années, un usage croissant de nouvelles technologies d’analyse physico-chimiques a permis de fournir aux spécialistes du patrimoine culturel de nombreuses informations nouvelles sur la datation, la conservation et la nature des œuvres d’art.

Dispositif de diffraction des rayons X durant l'analyse du tableau "L'arrestation du Christ", peint par le Caravage vers 1602 (Galerie nationale d'Irlande, Dublin)
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Résumé

Aujourd’hui la miniaturisation des technologies d’analyse non invasive conduit à de nouvelles formes de recherche interdisciplinaire, face aux œuvres, dans le musée ou le monument.

La diffraction des rayons X, associée aux autres approches qui permettent d’étudier les cristaux fournissent ainsi des données très nouvelles. Elles révèlent la nature et les modes de préparation des pigments (origine, synthèse chimique, broyage, mélanges de matières, ...). La précision des données et la facilité de leur acquisition modifient notre manière de comprendre l’évolution des pratiques artistiques.

L’intérêt de ces mesures sera illustré par une série d’exemples où nous verrons comment certains peintres ont réussi à transformer et mélanger des matières pour réaliser des effets nouveaux.

Intervenant

Philippe Walter est directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (CNRS/UPMC). Il a été professeur invité au Collège de France, titulaire de la chaire d’innovation analytique en 2013-2014.

Cette conférence est proposée dans le cadre de l'Année internationale de la cristallographie