Biodiversité : sensibiliser - renaturer - rechercher

L'université veut développer une approche globale pour favoriser la biodiversité sur ses campus et leurs territoires. Il s'agit de préserver et renaturer les espaces verts et d'en faire des terrains d'apprentissage, d'observation et de recherche pour faire face aux défis écologiques. Agir pour la biodiversité sur les campus participent aussi du bien-être des usagers et de leur reconnexion au vivant.
Les trois campus de l’université et ses sites en Bretagne représentent une surface totale de 147 hectares

Les trois campus de l’université et ses sites en Bretagne -dont la station biologique de Paimpont- représentent une surface totale de 147 hectares. Autant d’espaces verts, paysagers et aménagés pour agir en faveur de la biodiversité et amener les étudiants à prendre conscience que la biodiversité est partout, notamment sur leur lieu d’études.

La préservation et le développement de la biodiversité mobilisent les équipes en charge de l’entretien des espaces verts, mais cette démarche s’appuie aussi sur les étudiant.e.s, enseignants-chercheurs, personnels... qui utilisent ces espaces comme terrains d'apprentissage, de sensibilisation, de recherche et d’observation.

Biodiversité, de quoi parle t-on ? Elle désigne à la fois :
- la diversité des milieux de vie à toutes les échelles (les écosystèmes) : des océans, prairies, forêts… au contenu des cellules en passant par la mare au fond de son jardin ou les espaces végétalisés en ville ou sur un campus ;
- la diversité des espèces qui vivent dans ces milieux, qui sont en relation les unes avec les autres (prédation, coopération…) et avec leurs milieux de vie ;
- la diversité des individus au sein de chaque espèce : autrement dit, nous sommes tous différents !
Source : biodiversité.gouv.fr

La biodiversité menacée
"La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystèmes (IPBES) alerte de plus en plus régulièrement sur l’état catastrophique de la biodiversité et les extinctions des espèces. Ainsi le recul de la biodiversité, l’altération massive de la surface terrestre à hauteur de 75% et la multiplication des virus et des pandémies sont étroitement liés. [...] Ainsi la crise sanitaire que nous connaissons actuellement et qui affecte sévèrement la vie de nos 2campus est intrinsèquement liée à cette dégradation des milieux vivants planétaires". (Source : Petits manuels de la grande transition : Transformation des campus, 2022)

Préserver et renaturer

Mesures compensatoires et réaménagement de la Croix Verte

 

Dans le cadre des mesures compensatoires faunistiques obligatoires liées à la construction de la ligne B du métro Rennais – issu d’une convention entre Rennes Métropole, la Ville de Rennes et l’Université de Rennes 1- le campus de Beaulieu a été choisi pour recevoir un certain nombre d’aménagements. Ces mesures complètent ce qui n’a pas pu être évité ou réduit pendant la phase de chantier. En amont des travaux, la direction de l’immobilier et de la logistique et des enseignants-chercheurs en écologie de l’université ont réalisé des études en s’associant à la SEMTCAR (société chargée du chantier du métro) et le bureau d’études en charge du projet.
 

La Croix-Verte sur le campus de Beaulieu, au sud de la station de métro Beaulieu - Université

Les aménagements, achevés en 2020, ont permis d’améliorer l’apport d’eau dans la zone pour favoriser le meilleur fonctionnement écologique du sol et de la végétation : le ruisseau de la Piletière coule désormais à ciel ouvert. 5600m² d’espaces ont été déminéralisés (dépose de l’enrobée), des mares ensablées et envahies par la végétation ont été réhabilitées. D’autres interventions visant à améliorer les haies et les boisements ont permis de densifier des haies bocagères existantes et de créer des bosquets.
Pendant 25 ans, les espaces concernés par ce plan de mesures compensatoires vont faire l’objet d’un suivi et d’un entretien régulier, ce qui en fait une action d’une ampleur et d’une durée particulièrement remarquables.

 

Charte de l'arbre : un engagement pour préserver et développer la place de l'arbre

L’Université de Rennes 1, important propriétaire foncier de la ville de Rennes, s’est naturellement engagé à participer à la « Charte de l’arbre » adopté par le conseil municipal de Rennes en décembre 2021 et visant à atteindre une surface de territoire arborée à hauteur de 30%.
À travers cette charte, l’université s’est associée à un ensemble d’acteurs (Ville de Rennes, bailleurs sociaux, aménageurs, promoteurs immobiliers, habitants de Rennes…), tous engagés à donner une place capitale à l’arbre sur son territoire et à mener une politique de gestion et de plantation visant à pérenniser les arbres dans la ville. L'université s'est aussi engagée en tant qu'acteur de la recherche à mettre à profit les données récoltées sur le patrmioine arborée pour l'action publique.

Sensibiliser

Plantation d'une mini-forêt de 900 arbres


Dans le cadre de la plateforme participative pour améliorer la qualité de vie sur le lieu de travail, la création sur 300 m2 selon la méthode Miyawaki d’une mini-forêt de 900 arbres contenant des chênes, cornouillers, aubépines, noisetiers, frênes, prunelliers, bourdaines, etc. a vu le jour.
A cette occasion de nombreux volontaires ont répondu présents. Au-delà du plaisir de s’impliquer dans ce projet, cela a été l’occasion pour les participants de partager autour d’un café ou tout simplement en travaillant au plantoir sur les besoins et évolutions attendus par la société.

Le Breizh Arboretum

Le Breizh Arboretum est une zone du campus de Beaulieu dans laquelle des arbres sont signalés par un pictogramme. Inauguré le 12 juillet 2021, cet arboretum permet d’identifier 40 espèces de lianes, d’arbres, arbustes et arbrisseaux natifs de Bretagne. Ces arbres peuvent être identifiés d'avril à octobre grâce à la clé de détermination du livret Breizh Arboretum, disponible à l'accueil du bâtiment 1 du campus, au Diapason, feuilletable sur Calameo (directement sous l'onglet Breizh Arboretum) ou téléchargeable (voir Téléchargement).

De son côté, la station biologique de Paimpont -engagée en 2019 dans le projet nommé « Agir pour la Biodiversité en Brocéliande » (ABB) en partenariat avec la Communauté de communes de Brocéliande (CCB) et le CPIE Forêt de Brocéliande- œuvre à faire connaître, sensibiliser et développer des actions en faveur de la biodiversité.

Le Cercle naturaliste des étudiant.e.s de Rennes

Depuis 1964, le CNER (Cercle naturaliste des étudiant.e.s de Rennes), association de naturalistes majoritairement étudiants, œuvre à faire découvrir, comprendre et apprécier les richesses naturelles telle que faune, flore, géologie, … Au travers de sorties sur le terrain, conférences, expos, projets, … les adhérents (entre 120 et 220 tous les ans) sont sensibilisés à leur environnement. Tous les taxons et domaines peuvent être abordés tel que la botanique, la lichénologie et mycologie, l’ornithologie et bien d’autres ! Le CNER regroupe des passionnés de la Nature tous niveaux mais toujours curieux et partants pour apprendre, transmettre et découvrir le monde environnant !

Observer - Connaître - Rechercher

Inventaires de la biodiversité

Dans la continuité des deux premiers Bioblitz effectués à la Station biologique de Paimpont en 2017 et sur le campus de Beaulieu en 2018, une 3e édition s’est déroulée elle aussi à Beaulieu les 25 et 26 septembre 2021 à travers les 3 thématiques que sont l’air, le sol et l’eau.

Il s’agit d’un inventaire éclair de la biodiversité réalisé en 24h et sur le plus de taxons possibles (faune, flore). Cette édition, ouverte à tous les volontaires, a permis également d’utiliser des capteurs innovants et de tester de nouveaux outils de sciences participatives.

Projet SMARTOBS

En se basant sur l’expérience de la station biologique de Paimpont, terrain d'expérimentation et de formation sur la biodiversité depuis plusierus années, des chercheurs de l’OSUR et des informaticiens de l’IRISA ont collaboré au montage du projet SMARTOBS. Visant à mieux comprendre les interactions complexes qui relient les organismes vivants avec les géo-écosystèmes (air, eau, roches et sols), différents outils et méthodes ont été développées afin d’avoir une approche « multi-messagers » où des capteurs et des systèmes d'observation permettent de collecter de nouveaux signaux qui démultiplient les points de vue sur les évolutions des habitats de nos paysages.