Une nouvelle halle technologique pour les vingt ans de l’IETR

En clôture de son vingtième anniversaire, après des événements à Nantes (44), Saint-Brieuc (22) et Monterfil (35), le laboratoire inaugure une nouvelle halle technologique sur son site rennais, au cœur du campus de Beaulieu de l'Université de Rennes 1
La nouvelle chambre anéchoïque CAMILL de l'IETR (4x4x14m) - Plateforme M2ARS - Photo Jean-Claude MOSCHETTI / IETR / CNRS Photothèque

Infrastructures numériques et cybersécurité mais aussi santé, énergie, environnement et mobilités, sont au cœur des recherches menées à l’IETR, notamment grâce à ses nombreuses plateformes, dont les trois chambres anéchoïques, de la nouvelle halle technologique.

Développement des technologies du numérique

Historiquement établi dans les domaines de l’électronique et des télécommunications, l’Institut d’électronique et des technologies du numérique (IETR - CNRS/Centrale Supélec/Insa Rennes/Nantes Université/Université de Rennes 1) se positionne résolument sur le développement des technologies du numérique. Aujourd'hui, cette forte dynamique permet à l'IETR de répondre à des enjeux sociétaux majeurs, notamment en matière d’infrastructures numériques, d'énergie, de santé, d’environnement, de cybersécurité et de mobilités.

Au premier plan de la recherche européenne

L'IETR évolue au premier plan européen de la recherche, que ce soit dans le domaine des ondes électromagnétiques (antennes, radar, propagation, localisation, bio-électromagnétisme, compatibilité électromagnétique), des matériaux et micro-technologies, de l'image et des signaux, des systèmes embarqués et de l’électronique embarquée à fort enjeu de sécurité et de sobriété, ou des communications numériques. Il s’attaque à de multiples défis liés à la transformation numérique de la société mais aussi aux transitions à venir en termes d’environnement, d’écologie et de santé. Très largement impliqué dans de multiples partenariats industriels et de recherche collaborative, l’IETR mène ses projets de recherche de bout en bout : de l’analyse théorique à la preuve de concept.

Salle blanche de l'IETR pour la microélectronique - Plateforme NanoRennes Salle blanche de l'IETR pour la microélectronique - Plateforme NanoRennes © Jean-Claude Moschetti - CNRS Photothèque

Des infrastructures exceptionnelles

La nouvelle halle technologique, et notamment ses trois salles anéchoïques, renforcera l’offre du laboratoire en matière d’infrastructures expérimentales technologiques et métrologiques pour la caractérisation, en environnement contrôlé, de systèmes antennaires, à des fins de quantification ou de qualification. Elle permettra également de mettre en œuvre des expérimentations de pointe pour le bio-électromagnétisme (étude des interactions électromagnétiques avec le vivant), la RFID, les technologies très haut-débit sub-térahertz, le développement de systèmes radars pour l’observation et le suivi environnemental, ou encore l’imagerie électromagnétique et les études de propagation dans les milieux complexes.

Mise en place d’un radar sur l’ULM de la plateforme d’ingénierie multimodale aéroportée (PIMA) Mise en place d’un radar sur l’ULM de la plateforme d’ingénierie multimodale aéroportée (PIMA) © Jean-Claude Moschetti - CNRS Photothèque

Financements et organisation

La construction de la halle technologique, inscrite au CPER immobilier 2015-2020, a bénéficié de financements à hauteur de 3.8 M€ répartis comme suit.

  • CPER 2015-2020 : 2.935 M€ de la part de l’Etat (1.159 M€), la Région Bretagne (454 k€), le Département Ille-et-Vilaine (661 k€) et Rennes Métropole (661 k€)
  • CPER équipements : 104k€ de participation pour installations spécifiques à la recherche dans les locaux
  • Hors CPER : 430 k€ de la Région Bretagne, 210 k€ de la métropole, et 105 k€ de l’IETR
  • Une partie significative des équipements recherche hébergés dans la halle technologique ont été acquis dans le cadre du CPER recherche 2015-2020 « STIC & Ondes ».
Les financeurs de la halle technologique de l'IETR

L’inauguration de la halle a été organisée avec le soutien de la SATT Ouest Valorisation, du regroupement UniR et de la Fondation Rennes 1.