MT180 : découvrez les 9 doctorant·e·s de l'université qui participent à l'édition 2022

16 jeunes chercheur·ses monteront sur la scène de l'Espace des Sciences mardi 1er mars pour participer au concours "Ma Thèse en 180 secondes". Rencontre avec celles et ceux qui porteront les couleurs de l'université cette année.
Candidats MT180 Rennes 2022

"Ma thèse en 180 secondes"

MT180 permet aux doctorant·e·s d'expliquer leurs recherches de manière convaincante et accessible à tous. Chaque participant·e doit faire, en trois minutes, un exposé clair, concis et convaincant de son projet de recherche. Soutenu·e par la projection d’un seul visuel fixe en fond de scène, il s'agit de capter l’attention et se faire comprendre en choisissant bien ses mots et en mobilisant ses talents d’orateur.

Le 1er mars consitue la première étape du concours MT180 à Rennes, phase de qualification avant une finale interrégionale qui se tiendra à Vannes le 16 mars.
Co-organisé par le pôle doctoral de Rennes et le regroupement UNIRcet événement est accueilli par l'Espace des Sciences au Champs Libres et pourra être suivi en ligne sur youtube.

Retransmission en direct

Le 1er mars à partir de 19h30, suivez le direct YouTube des qualifications rennaises à MT180 2022.
Vous pourrez voter à l'issue des présentations, et donner une chance à votre candidat·e préféré·e d'accéder à la finale Bretagne-Pays de la Loire, le 16 mars 2022 à Vannes !

Nous vous présentons ici les candidat·e·s issus de l'Université de Rennes 1, selon leur ordre de passage le jour J.

Noémie Gloanec

 

Sa thèse : Recherche des paramètres clés pour le développement d’une stratégie vaccinale contre Campylobacter chez le poulet de chair

Laboratoire : Unité Virologie, immunologie et écotoxicologie des poissons (VIMEP) de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail)

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ? Je suis Noémie Gloanec, doctorante en troisième année en Immunologie, microbiologie et vaccinologie à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses). À la suite d'un IUT Génie biologique option Analyses biologiques et biochimiques, j'ai intégré une école d'ingénieurs en Qualité et microbiologie et, en parallèle, effectué un Master 2 Microbiologie fondamentale et appliquée.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ? Je trouve le concept original et sympa. C'est une opportunité de sortir du contexte purement scientifique afin de rendre accessible son projet de recherche au grand public. J'espère capter l'attention du public, être convaincante et passer un message clair et précis.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ? Condenser sa thèse en 3 minutes est un exercice exigeant. Il faut sélectionner les points importants et trouver les mots justes afin de pouvoir expliquer simplement et efficacement son projet.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ? J'ai beaucoup apprécié nos échanges avec les autres étudiants et les formateurs. Cela m'a permis de pouvoir prendre du recul sur mon projet, de sélectionner les bons mots et d'adapter le support visuel.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ? Adorant l'escape game, je me retrouve face à une grosse énigme : comprendre les mécanismes mis en jeu au niveau du système immunitaire et du microbiote intestinal en réponse à la vaccination contre Campylobacter chez le poulet de chair. J'ai 3 ans pour tenter de résoudre cette énigme et 3 minutes pour vous l'expliquer !

Joan Thibault

 

Sa thèse : Fonctions booléennes et diagrammes de décision : des circuits logiques aux idéaux premiers

Laboratoire : IRISA - Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Après le lycée, j'ai suivi une prépa MPSI/MP au lycée Malherbe de Caen, avant de rentrer à l'École normale supérieure de Rennes en 2014. J'ai fait un Erasmus en Suisse ainsi qu'une année de stage dans plusieurs pays : Suisse, Irlande et Allemagne.
J'ai commencé à travailler sur mon sujet de thèse alors que j'étais en L3, quelques mois après mon entrée à l'ENS. Il s'agissait d'un devoir maison que l'on avait reçu pour l'un des cours de logiques, que j'ai décidé de continuer, tant et si bien que j'ai fini par décrocher mon stage en Allemagne sur ce sujet.
Ce stage m'a permis de consolider mes résultats et de présenter un sujet de thèse viable au cours de l'année 2018, avant de commencer ma thèse en septembre 2019.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
La principale raison est d’essayer de rendre plus pédagogique mon travail qui a une grosse composante théorique et abstraite.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
La principale difficulté est de rendre appréciable la composante théorique de mes travaux sans trop dénaturer le message principal. À cela s'ajoute le fait que j'ai essayé de garder les applications de manière à montrer que mes travaux sont bien ancrés dans des problématiques concrètes.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Les deux journées de formations m'ont permis de me confronter aux regards des autres doctorants, et de comprendre que si je travaille bien mon discours, il est possible de dire beaucoup plus de choses en 3 minutes que ce que j'aurais pu imaginer.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
J'ai toujours trouvé ironique de faire une thèse sur les notions de choix et d'organisation, alors que dans la vie quotidienne, je suis toujours très hésitant à faire des choix et clairement pas très bon en organisation vu l'état de ma chambre :-).

Safaa Tahri

Sa thèse : Planification directe sur IRM en radiothérapie externe par des approches d’apprentissage automatique

Laboratoire : LTSI : Laboratoire Traitement du Signal et de l'Image

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m’appelle Safaa Tahri, je suis actuellement en deuxième année de thèse au Laboratoire du Traitement du signal et de l’image (LTSI), en collaboration avec le Centre Eugène Marquis (CEM).
Concernant mon parcours, à l’issue de ma licence de Physique Chimie, je me suis tournée vers un master de Physique médicale. J’ai réalisé mon stage de fin d’étude au CEM, ce qui a été un tournant dans ma vie professionnelle. En effet, en plus de confirmer ma passion pour le monde de la recherche, j’y ai énormément apprécié mon expérience auprès de l’équipe de physique médicale. De ce fait, à la fin de mon Master, j’y ai travaillé pendant un an, avant de débuter ma thèse au LTSI, toujours en collaboration avec cette équipe.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Plusieurs raisons m’ont poussée à participer à « Ma thèse en 180 secondes », certaines sont professionnelles, et d’autres plus personnelles. Dans ma vie personnelle, mes proches, famille et amis, me demandent souvent de leur expliquer ce que je fais dans la vie. Ils sont souvent intrigués, puisque peu d’entre eux connaissent une personne en thèse ou travaillant dans la recherche. Alors au début, je me lançais dans des explications techniques et détaillées à n’en plus finir, en voyant leurs visages se décomposer au fil de mes explications. En effet, mon envie de les intéresser à ce monde merveilleux de la recherche se terminait souvent en un quart d’heure ennuyant et incompréhensible pour eux. Alors au fur et à mesure, je me suis rendue compte que c’était une véritable prouesse de savoir décrire précisément, mais brièvement et en légèreté, un sujet aussi complexe qu’un sujet de thèse. Cette formation était donc un excellent moyen d’apprendre à accomplir cet exercice, puisqu’aussi intéressant soit-il, un sujet ne passionnera jamais s’il n’est pas compris.
Cette fois, d’un point de vue professionnel, je suis souvent amenée à participer à des congrès, où je dois défendre mes recherches devant un public varié. Cette formation était une chance de pouvoir améliorer mon éloquence et ma prise de parole. De plus, à la fin de mes trois ans de thèse, je devrai soutenir devant une audience, et cette formation me permet de m’y entraîner dès à présent. Enfin, je souhaite, dans la suite de ma vie professionnelle, pouvoir participer à la vulgarisation de sujets parfois complexes, tels que le traitement du cancer. En effet, un des enjeux majeurs dans le traitement du cancer réside dans la sensibilisation du plus grand nombre, et pour cela encore faut-il pouvoir l’expliquer de façon claire. Je veux pouvoir me former afin d’être capable dans les années à venir de pouvoir m’exprimer auprès d’un public aussi vaste qu’hétérogène, en captant l’attention de tous.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Le plus difficile pour moi, était de pouvoir décrire avec précision mes travaux de recherches, sans que cela ne devienne trop complexe. En effet, il ne fallait pas survoler le sujet de façon superficielle, mais il ne fallait pas non plus donner trop de détails qui ne seraient pas compréhensibles pour un public non averti. Cette frontière était pour ma part souvent difficile à cerner.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
La première journée de formation a été la base de l’enseignement pour préparer mon discours mais a également permis d’avoir un premier entraînement avec un groupe de doctorants ayant des sujets très différents du mien. La deuxième journée a quant à elle, permis de pouvoir s’entraîner auprès des formateurs et des doctorants, qui nous ont fait des remarques et prodigué des conseils.

Camille Duchesne

Sa thèse : Implication de la barrière épithéliale intestinale et du microbiote dans la genèse de phénomènes intestinaux inflammatoires chez des enfants porteurs de la maladie de Hirschsprung

Laboratoire : NUMECAM Nutrition, Métabolismes et Cancer

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m’appelle Camille, j’ai 28 ans et je suis bretonne d’origine. Depuis 10 ans, j’étudie la médecine à Rennes et je me suis spécialisée en chirurgie pour enfant il y a 3 ans. La recherche – en laboratoire – m’a toujours intéressée depuis le début de mon parcours et notamment la biologie cellulaire et le microbiote. C’est pourquoi j’ai réalisé en parallèle de mes études un parcours de Biologie avec un Master 2 il y a deux ans et aujourd’hui une thèse. Grâce à cette thèse, je souhaite diversifier mon quotidien en conciliant la chirurgie, la recherche et j’espère un jour l’enseignement. La plus belle récompense dans mon parcours serait de pouvoir transposer mes travaux de laboratoire dans mon quotidien de médecin.

Quel est votre sujet de thèse ?
Mon sujet de thèse a pour objectif de comprendre les mécanismes impliquant la barrière épithéliale intestinale et le microbiote dans la genèse de phénomènes intestinaux inflammatoires chez des enfants porteurs de la maladie de Hirschsprung.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Je participe à Ma thèse en 180 secondes car je trouve que c’est un challenge très ludique d’expliquer mon projet au grand public sous ce format.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Le plus difficile dans l’exercice, c’est de réussir à résumer plusieurs années de recherche en 180 secondes…

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Ces 2 journées m’ont aidée à construire puis perfectionner mon discours. Cela grâce aux conseils des formateurs mais également des autres doctorants.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
Au quotidien j’aime les choses manuelles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont concrètes et que j’ai besoin de voir rapidement le résultat de mon travail. C’est pourquoi j’ai choisi la chirurgie mais aussi la biologie cellulaire. Voir grandir les cellules de jour en jour, c’est concret, non ? Ça explique aussi sûrement pourquoi ma seconde passion, c’est la cuisine !

Clément Ferise

Sa thèse : Optimisation du désordre pour la propagation des ondes en milieux complexes

Laboratoire : IETR - Institut d'Electronique et des Technologies du numéRique

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m'appelle Clément, j'ai 25 ans et je suis en doctorat à l’Université de Rennes 1. Après un bac scientifique, j'ai fait un DUT Génie électrique et informatique industrielle (GEII) pour ensuite enchaîner sur une licence et un Master Électronique, énergie électrique et automatique (EEEA) à Rennes. En deuxième année de master, je me suis spécialisé dans les « systèmes communicants » et suis parti à Montréal au Canada pour y faire un stage dans un institut de recherche. J'ai commencé mon doctorat après être rentré en France (plus tôt que prévu à cause de la Covid).

Quel est votre sujet de thèse ?
Je travaille sur la propagation des ondes en milieux complexes, c'est-à-dire des environnements non homogènes où les ondes sont énormément réfléchies sur différents obstacles. Une partie de mes travaux consiste à maximiser la transmission des ondes, appelées microondes, à travers ce type d’environnements. Pour cela, je travaille avec une boite métallique dans laquelle je place une forêt de cylindres en plastique et en métal.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Après avoir reçu un mail présentant ce concours, j'ai regardé des vidéos de plusieurs prestations des années précédentes et j'ai trouvé cela plutôt intéressant. J'ai donc candidaté aux journées de formation sans être réellement sûr à ce moment d'y participer. Lors de la deuxième journée de formation, nous avons dû vulgariser nos travaux de recherche dans les conditions du concours. J'ai trouvé l’exercice en question relativement difficile et plutôt plaisant. J'ai donc décidé de m'inscrire au concours.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
La gestion du temps, trois minutes c'est très court pour présenter trois ans de recherche (moins de trois ans à vrai dire). J'avais d'ores et déjà vulgarisé et expliqué mon sujet de thèse et ce, même à plusieurs reprises, que ce soit à des amis ou de la famille. En revanche, faire ce même exercice en 180 secondes et pas une de plus, cela rajoute une difficulté non négligeable. Sans parler de le faire devant un public et des caméras.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Que la vulgarisation pour un public large n'est pas chose aisée. Il faut en effet, suffisamment vulgariser pour que le public puisse comprendre le concept général de nos travaux sans pour autant le perdre dans des détails techniques sans grande importance. La présentation de nos travaux est un exercice tout à fait différent selon si elle se fait devant un public de spécialistes, comme on pourrait le faire en tant que doctorant lors d'une conférence ou d'un séminaire, ou devant un public plus large et donc pas forcément spécialiste, comme c'est le cas dans ce concours.

Daun Jung

Sa thèse : La décentralisation en Corée du Sud et en France : étude comparative

Laboratoire : IDPSP - Institut du Droit Public et de la Science Politique

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m'appelle Daun Jung. Après des études de droit en Corée du Sud, je suis actuellement doctorante en France.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Participer à Ma thèse en 180 secondes était l'occasion de me pencher une fois de plus sur mon sujet. Et au-delà, j'ai aussi pu clarifier la direction donnée à ma thèse.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Au tout début j'ai éprouvé des difficultés à parler de ma thèse aux autres et à l'expliquer en détail.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Ces deux journées m'ont permis de me préparer pour le jour J notamment en apprenant des techniques pour présenter ma thèse à l'oral.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
En participant au concours, je me suis rendue compte qu'avoir des délais ou des contraintes fortes à respecter m'aidait à me concentrer plus vite et me rendait plus efficace dans mon travail.

Maxime Robic

Sa thèse : Asservissement visuel d’une constellation de satellites

Laboratoire : Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA)

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m'appelle Maxime et j'ai 24 ans, je suis né à Chartres. Après un bac scientifique à Châteaudun, je suis parti souffrir deux ans en prépa MPSI à Tours, puis j'ai intégré une école d'ingénieurs en aéronautique, l'ISAE-ENSMA en parallèle de laquelle j'ai effectué un master en informatique embarqué à Poitiers. Et je suis aussi féru d'espace depuis pas mal de temps maintenant.
J'ai toujours eu envie de concilier l'informatique avec le spatial – deux domaines qui m'ont toujours plu. Je considère avoir réussi à le faire avec ma thèse que je fais depuis maintenant plus d'un an à l'IRISA. Je suis très heureux de faire ce que je fais et j'espère pouvoir transmettre ce sentiment à ceux qui m'écouteront.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
J'adore la vulgarisation scientifique, je participe d'ailleurs à d'autres événements sur le sujet, et pouvoir parler de mon sujet et plus globalement de ma passion me plaît beaucoup. Je fais également du théâtre et j'avoue que ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de se produire en face d'un public aussi important.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Être concis, organisé et précis, c'est un peu tout le contraire de moi-même en fait, donc évidemment ça n'a pas été chose aisée de construire mon discours.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Cela m'a permis de me rendre compte à quel point on fait tous des choses différentes et le besoin qu’il y a d'expliquer la science avec des choses simples. D'ailleurs cela m'a permis de mieux comprendre ce que je faisais aussi car en essayant de vulgariser quelque chose de compliqué, on le rend beaucoup plus simple pour soi aussi.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
On dit souvent de moi que je suis très souriant ahah, et j'aime énormément l'acting et le théâtre, que j'essaye de concilier dans ma vie de doctorant. J'espère arriver à vous faire passer un bon moment, court, mais intense !

Salomé Le Franc

Sa thèse : Étude du neurofeedback EEG avec retour proprioceptif et immersion virtuelle pour la rééducation post-AVC

Laboratoire : Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA)

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Je m’appelle Salomé Le Franc. Je suis médecin spécialisée en neuro-rééducation au CHU de Pontchaillou.

Quel est votre sujet de thèse ?
Ma thèse s’intitule « Étude du neurofeedback avec retour proprioceptif et immersion virtuelle pour la rééducation post-AVC ». L'objectif par rapport à mon travail à l'hôpital est de développer des nouveaux moyens de rééducation pour les personnes atteintes de handicap moteur à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), qui est une affection très fréquente.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Je participe au concours parce que la vulgarisation scientifique et l’aspect pédagogique m’intéressent. C’est aussi un défi personnel.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Le plus difficile pour moi c’est d’expliquer un travail d'expertise simplement, dans un temps limité.  

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Ces 2 jours m’ont apporté un encadrement très utile et efficace pour cerner les objectifs de MT180 et un accompagnement pour la création de la maquette de présentation et sa mise en forme.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
Je suis perfectionniste.

Clara Le Cap

Sa thèse : Simulations numériques et mesures de terrain d’événements gélifs dans un territoire viticole équipé de tours antigel : application au vignoble de Quincy

Laboratoire : OPAALE - Optimisation des procédés en agro-alimentaire, agriculture et environnement

Pourriez-vous vous présenter et nous raconter votre parcours ?
Après un bac S, j'intègre une licence de Physique à l'Université de Bretagne Occidentale de Brest où je développe un goût plus prononcé pour la mécanique. De ce fait, en 2016, j'intègre par la suite un Master en Mécanique et énergétique à l'Université de Bordeaux avec une spécialisation en Calcul et simulation numérique. Après mon stage de fin d'études en calcul numérique en mécaniques des fluides chez Naval Group à Nantes, j'intègre Sofren où je continue à travailler pour Naval Group en prestation en tant que support en architecture navale. Après un an, je souhaite retrouver une dimension plus scientifique dans mon travail, notamment en calcul et simulation numérique. Je décide alors d'entreprendre un doctorat pour me spécialiser en Mécanique des fluides, matière qui me tenait le plus à cœur pendant mes études. Je commence mon doctorat CIFRE avec la société Weather Measures et l'INRAE à Rennes en avril 2020.

Quel est votre sujet de thèse ?
Ma thèse s'intitule « Simulations numériques et mesures de terrain d'événements gélifs dans un territoire viticole équipé de tours antigel : application au vignoble de Quincy ». Dans un premier temps, elle vise à comprendre comment la température se répartit lors des gelées printanières suivant la météo et la topographie du territoire étudié. Dans un second temps, j'étudie le fonctionnement de la tour antigel – un dispositif s'apparentant à un gros ventilateur sur un mat déployé dans les vignobles et cultures fruitières du monde entier pour protéger les bourgeons du gel. Je souhaite comprendre précisément comment la tour antigel réussit à protéger les bourgeons et comment je peux optimiser son implantation sur un territoire et son utilisation (allumage, extinction, nécessité d'un système de chauffage complémentaire...). Pour cela, mon travail s'appuie à la fois sur des mesures de terrain en conditions réelles et des simulations numériques, basées sur le parc de tours antigel présent dans le vignoble de Quincy.

Pourquoi participez-vous à Ma thèse en 180 secondes ?
Cela me permet d'apprendre à vulgariser mon sujet et à le partager avec le plus grand nombre. C'est également le moyen de rencontrer d'autres doctorants, de découvrir de nombreux sujets et de s'ouvrir sur des pans de la recherche scientifique qui me sont inconnus ou peu familiers. C'est aussi un défi personnel que je me lance car je souhaite améliorer mon aisance à l'oral et ne plus redouter de prendre la parole en public. Je n'oublie pas la dimension « compétition » qui me permet d'évaluer mes capacités face aux autres candidats et de déterminer ce sur quoi je dois continuer à travailler.

Qu'est-ce qui vous paraît le plus difficile à réaliser dans l'exercice ?
Il est difficile de construire un discours cohérent et accessible à tous, mais la plus grande difficulté pour moi est d'être à l'aise et non stressée devant un public, et en conséquence ne pas rougir ou balbutier.

Qu’est-ce que les 2 journées de formation vous ont apporté ?
Les deux journées de formation m'ont appris à construire un discours cohérent en allant à l'essentiel et à enlever le superflu. Mais aussi à bien imager et simplifier des concepts scientifiques avec des mots de tous les jours et des phrases courtes mais percutantes.

En complément, auriez-vous un trait de votre personnalité, une anecdote à partager pour mieux vous connaître ?
Malgré le fait de faire de la recherche scientifique, je ne loupe jamais mon horoscope le matin. Puis, après une bonne journée de travail sur ma thèse, j'évacue en chantant très fort et très faux dans ma voiture. De manière plus sérieuse, j'aime déconnecter le week-end en me recentrant sur des travaux manuels comme la couture, la broderie ou plus récemment le tricot.