Lancement de l’Université franco-géorgienne : l’Université de Rennes 1 acteur majeur du développement de nouvelles formations de pointe en Géorgie

Née en 2016 d’une volonté des gouvernements français et géorgiens de développer la coopération universitaire en Géorgie, l’UFG ouvrira officiellement ses portes à partir de la rentrée 2020.

Université Franco-Géorgienne
  1. L’Université de Rennes 1 et la genèse de l’Université franco-géorgienne (2016-2019)
  2. Des formations dans des secteurs clefs de l’économie géorgienne
  3. Le programme Mobilité Internationale de Crédits (MIC) : un catalyseur pour les mobilités entre les établissements français et géorgiens

L’Université de Rennes 1 et la genèse de l’Université franco-géorgienne (2016-2019)

L’UFG voit le jour le 26 mai 2018, date de la signature à Tbilissi d’un accord inter-gouvernemental entre le ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le ministre délégué à l’éducation géorgien, Mikheil Chkhenkeli. La date, qui célèbre le centenaire de l’indépendance de la Géorgie, marque la création d’un établissement universitaire en Géorgie dont les premières formations ouvriront à la rentrée 2020.
 

Les membres de l'Université Franco-Géorgienne

L’idée de la création de formations françaises en Géorgie est née en 2016, d’une volonté commune de l’ambassadeur de France en Géorgie, Pascal Meunier, et du président de l’Université de Rennes 1, David Alis, dans le but de créer une entité similaire à l’Université Franco-Azerbaïdjanaise (UFAZ) , au sein de laquelle l’Université de Rennes 1 s’implique via la transposition de sa licence "Exploration et Exploitation Pétrolières" enseignée à l’IUT de Lannion.

Après l’Université Franco-Arménienne (UFAR) et l’UFAZ, l’université franco-géorgienne viendra ainsi compléter une offre de diplômes français délivrés dans le Caucase, et permettra de créer à l’avenir un espace de mobilités pour les étudiants de la zone, mais aussi des pays limitrophes comme l’Iran.

 L’Université franco-géorgienne s’annonce comme une université sans mur, une sorte d’ombrelle abritant et donnant de la visibilité aux formations d’établissements français amenées à se développer dans un avenir proche, en accueillant d’autres partenaires géorgiens et français ou d’autres formations. Par exemple, Rennes 1 pourrait ouvrir également prochainement un master en calcul numérique et scientifique au sein de la Tbilisi State University.

Des actions de coopération avaient d’ores et déjà eu lieu, notamment via des mobilités d’étudiants géorgiens dans le cadre d’un partenariat avec la Tbilisi State University (TSU), qui est avec la Georgian Technical University (GTU) le deuxième établissement géorgien membre de l’UFG. L’Université de Rennes 1 a ainsi accueilli plusieurs étudiantes géorgiennes, Sopio de la Free University of Tbilissi (2016-2017), ainsi que Veriko, Ana et Tamari de la TSU (2018-2019).

Chronologie :

Octobre 2016 : première visite de représentants des relations internationales de l’Université de Rennes 1 à Tbilissi
26 mai 2018 : signature de l’accord intergouvernemental fondateur de l’UFG à Tbilissi
6 avril 2019 : l'Université de Rennes 1 participe au lancement de la promotion de l’Université Franco-Géorgienne à Tbilissi, en parallèle du salon « Choisir la France"
Juin 2019 : l’Université de Rennes 1 organise une Staff week, avec un focus sur les mobilités internationales de crédits, avec des personnels issus des établissements partenaires géorgiens 
2 décembre 2019 : signature de lancement officiel de l’UFG à Paris, en présence du président de l’Université de Rennes 1, David Alis, des représentants des différents établissements membres, et des représentants des deux ambassades.
Septembre 2020 : ouverture officielle de l’UFG

  

Des formations dans des secteurs clefs de l’économie géorgienne

 
Les formations qui seront proposées à l’UFG à partir de la rentrée 2020 ont été pensées pour répondre aux besoins spécifiques de l’économie géorgienne. L’accent a ainsi été mis sur des secteurs clefs en plein essor, comme l’agro-alimentaire où l’expertise de l’Université de Rennes 1 sera mise à profit : des professeurs de l’IUT de Saint-Brieuc effectueront des mobilités enseignantes afin de dispenser aux étudiants géorgiens les enseignements de la Licence professionnelle en Technologies agro-alimentaires Gestion de production en industrie laitière. Les étudiants pourront à l’issue de leur L3 obtenir une double-diplôme franco-géorgien, délivré conjointement par l’Université de Rennes 1 et par l’Université Technique de Géorgie (GTU).
Dans le cadre de la nouvelle Université franco-géorgienne, d’autres secteurs bénéficieront de formations en partenariat avec des établissements français :

  • le tourisme (Master Tourisme et patrimoine culturel proposé par l’Université de Lyon 2 et la TSU)
  • la viticulture et de l’œnologie (Master Viticulture et œnologie proposé par l’Université de Montpellier et Montpellier Supagro, en collaboration avec la GTU)
  • l’informatique (Licence en Sciences de l’informatique proposée par la TSU)

 

Le programme Mobilité Internationale de Crédits (MIC) : un catalyseur pour les mobilités entre les établissements français et géorgiens

Au-delà de la double-diplomation permise par l’UFG et la mobilité d’enseignants de l’Université de Rennes 1 vers les établissements géorgiens, le renforcement des coopérations avec nos partenaires passe également par un développement bilatéral des mobilités. Aussi, afin de renforcer les mobilités d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de personnels entre les établissements français et géorgiens, un consortium a été formé. Il rassemble l’ensemble des membres de l’UFG, ainsi que cinq universités géorgiennes (en plus de la TSU et de la GTU). Cet appel à projet, remporté à l’été 2019, va permettre de proposer 210 mobilités à partir de la rentrée 2020, pour un budget total de 720 480 € pour l’ensemble du consortium.

 

Veriko, Ana et Tamari, étudiantes géorgiennes de la TSU en échange à Rennes 1 (2018-2019)