La mère poule influence la latéralité des poussins

Des scientifiques du laboratoire d’éthologie de Rennes montrent qu’être élevé ou non par une mère influence le comportement social mais aussi la latéralité des poussins. Cela montre un lien entre comportement social et latéralité qui pourrait avoir des conséquences sur la survie des poussins. Publication dans la revue Animal Behaviour (5 déc. 2019)

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Les facteurs favorisant l’apparition d’asymétries cérébrales ou comportementales, à l’échelle individuelle ou d’une population, posent question.

Tout le monde préfère utiliser une main plutôt que l’autre. Cela s’appelle être latéralisé, et la plupart des animaux le sont. Les humains ont aussi la particularité d’être en majorité droitiers. D’autres espèces animales sont aussi majoritairement latéralisées du même côté et les scientifiques se demandent pourquoi.

Certains pensent que cela pourrait faciliter les interactions sociales et que les interactions entre des individus latéralisés ont pu favoriser un alignement au cours de l’évolution. Se serrer la main est en effet plus facile quand les deux personnes tendent la main droite. Est-ce que cela permettrait également une meilleure coordination entre les individus ? La façon dont les individus interagissent avec les autres individus de leur espèce prédirait-elle en retour une latéralité plus ou moins forte et plus ou moins homogène dans une population ?
C’est ce que les chercheuses ont essayé de savoir en comparant le comportement de poussins ayant été élevés par une mère ou non.

[Texte intégral à lire sur le site de l'INSB du CNRS]

Référence

Mothering influences domestic chick's laterality
Soline Galuret, Sophie Lumineau, Damien Pouzol, Isabelle George
Univ Rennes, Normandie Univ, CNRS, EthoS (Éthologie Animale et Humaine)–UMR 6552, F-35000, Rennes, France​

Animal Behaviour | Volume 159, January 2020, Pages 69-79 | doi: 10.1016/j.anbehav.2019.11.005