La génétique éclaire l'ascendance des bâtisseurs de mégalithes

Au Néolithique dans l'ouest de la France, certains des bâtisseurs de mégalithes présentaient quelques très lointains ancêtres parmi les populations qui fréquentaient les grottes ornées, au Paléolithique supérieur. Contribution de chercheurs rennais à une publication dans la revue Science Advances (29 mai 2020)

Carte (détail) positionnant les sites étudiés dans cette publication. Crédit : M. Rivollat et al.

L'arrivée des premiers agriculteurs et éleveurs en Europe s'accompagne d'abord d'un large renouvellement de population, avec généralement de l'ordre de 5 à 10% seulement du patrimoine génétique de précédents chasseurs-cueilleurs transmis au sein des groupes humains du Néolithique.

À l’ouest du Rhin toutefois, les individus néolithiques sont porteurs de proportions plus importantes de cette composante, et plus encore pour certaines des populations qui vivaient alors sur les rives de la Méditerranée, dans le sud de la France.

En Normandie, au cours du 5e millénaire avant notre ère, les bâtisseurs des tous premiers monuments funéraires rendent compte de cette mixité entre populations néolithiques et derniers chasseurs cueilleurs, qui pourrait trouver sa source au sein même du processus de néolithisation.

Sur la façade atlantique de la France, les bâtisseurs de mégalithes présentent une plus grande diversité génétique encore, avec des traits déjà présents dès le paléolithique supérieur et qui entre-temps semblent s'être maintenus sur la Péninsule ibérique notamment. Ils présentent également une plus grande proximité génomique avec les populations du Néolithique en Irlande, contrairement à celles qui vivaient alors en Angleterre ou en Ecosse.

[Lire l'intégralité de l'article sur le site de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Rennes - OSUR]