Depuis 25 ans, ECOBIO trace la voie du développement durable

Née en 1996 de la fusion de laboratoires thématiques, ECOBIO (Université de Rennes 1/CNRS) faisait alors de Rennes un site pionnier par l’émergence d’un pôle en environnement centré sur l’étude des écosystèmes, de la biodiversité et de l’évolution. Forte aujourd’hui de ses 160 personnels à l’œuvre de l’Europe à l’Antarctique et de sa réputation internationale d’excellence scientifique, l’unité est en mesure d’éclairer et d’aider à la prise de décision sur deux stratégies d’action du développement durable : préservation de la biodiversité et gestion sobre des ressources du vivant.

Le Marion Dufresne en rotation dans les îles Kerguelen (Terres australes et antarctiques françaises) - Photo D. Renault
  1. Écologie continentale, approche intégrative
  2. De l'Europe à l'Antarctique
  3. Un pilier de l'écosystème rennais de recherche et d'enseignement en écologie scientifique
  4. Tracer la voie du développement durable

En juin 2021, l'unité mixte de recherche ECOBIO (Université de Rennes 1/CNRS) fête ses 25 ans.

Logo des 25 ans d'ECOBIO - © ECOBIO

 

Écologie continentale, approche intégrative

Les recherches de l’unité portent depuis sa fondation sur l’écologie continentale, vaste champ scientifique qu’elle explore à toutes les échelles, du gène au paysage. Pour y parvenir, l’éventail d’expertise scientifique des enseignant·e·s/-chercheur·e·s d’ECOBIO s’est déployé au fil des années au point de combiner aujourd’hui écologie évolutive, écologie fonctionnelle, comportementale, écologie des communautés et du paysage.

Observation d'une micro-cage à pucerons - © J.-C. Moschetti/ECOBIO/CNRS Photothèque

De l'Europe à l'Antarctique

Les terrains d’observation et d’expérimentation à long terme des scientifiques d’ECOBIO vont des sous-sols de la zone atelier Armorique (étude des lombrics, des micro-organismes racinaires cruciaux pour la qualité des sols) aux îles subantarctiques des Terres australes françaises (dont la situation géographique leur confère des caractéristiques idéales à l’étude des réponses de la biodiversité au réchauffement climatique), en passant par les milieux africains où sont suivies des populations de primates (gorilles, magots) menacées d’extinction.

Groupe de gorilles des plaines de l'Ouest observés en forêt équatoriale congolaise lors d'une mission ECOBIO  - © C. Genton

 

Un pilier de l'écosystème rennais de recherche et d'enseignement en écologie scientifique

Membre fondateur de l’Observatoire des sciences de l’Univers de Rennes (OSUR), organisée en 4 thèmes de recherche, s’appuyant sur 1 service administratif, 3 plateaux techniques et une plateforme labellisée de l’Université de Rennes 1 offrant des prestations externes, ECOBIO est caractérisée par une approche interdisciplinaire, capable de mobiliser aussi bien la génomique et la modélisation que la biologie de la conservation, entre autres.

Screening de métabolites non ciblés - L'objectif de l’analyse est de mettre en évidence les métabolites d’intérêt impliqués dans l’adaptation aux changements climatiques ou aux activités humaines des différents organismes étudiés (drosophiles, vers de terre, plantes...) - © J.-C. Moschetti / ECOBIO / CNRS Photothèque

Très fortement investi·e·s dans l’enseignement et la formation par la recherche en écologie scientifique, les enseignant·e·s-/chercheur·e·s d’ECOBIO représentent un tiers des personnels statutaires de l’UFR Sciences de la vie et de l’environnement de l’Université de Rennes 1.

Serre de collection utilisée pour les activités d'enseignement et de diffusion de la culture scientifique. - © J.-C. Moschetti / ECOBIO / CNRS Photothèque

 

Tracer la voie du développement durable

Dans le contexte de réchauffement climatique et d’appauvrissement ou de dégradation des ressources naturelles liés aux activités humaines, les recherches d’ECOBIO visent à répondre aux multiples préoccupations de nos sociétés quant à la croissance démographique, aux invasions biologiques favorisées par les changements climatiques et la mondialisation des échanges, aux interactions environnement-santé (pollution, zoonoses, allergies mais aussi aménités), aux services rendus par les espèces présentes dans les écosystèmes (pollinisation, contrôle biologique, épuration) et aux interactions homme-milieux (fragmentation des écosystèmes, ou au contraire renaturation).

L’expertise d’ECOBIO se traduit par un fort soutien des collectivités territoriales ainsi que des agences et institutions en lien avec la gestion des ressources naturelles.

Collecte d'insectes sur les îles Crozet par un volontaire formé par ECOBIO à l'Université de Rennes 1 - © B. Ferlay