Dépistage du SARS-CoV-2 : des autotests antigéniques fabriqués avec l’appui d’un laboratoire de l’Université

La manipulation d’échantillons provenant de patients infectés par le SARS-CoV-2 requiert des installations sécurisées dites « L3 » pour le développement d’autotests antigéniques. À l’initiative d’un docteur de l’Université, devenu directeur adjoint R&D chez NG Biotech, cette société a choisi une plateforme de Biosit en appui de la production de ses outils de lutte contre la pandémie.

Effets cytopathiques du SARS-CoV-2 observés sur cellules en culture - Images Irset/éq. N. Dejucq-Rainsford

[Légende : effets cytopathiques du SARS-CoV-2 observés sur cellules en culture - À g. cellules non infectées, à dr. cellules infectées. Images : Irset/éq. N. Dejucq-Rainsford]

Arnaud Chalin est un ancien doctorant de l’Université de Rennes 1. Il a réalisé une thèse CIFRE à l’Institut de recherche en santé, environnement, travail (Université de Rennes 1/EHESP/Inserm) en collaboration avec la société NG Biotech, spécialisée dans les tests rapides d’analyse biologique. Après sa soutenance, Arnaud Chalin y a été recruté comme directeur adjoint à la recherche et au développement.

Conséquence de la pandémie de COVID-19, NG Biotech a reçu commande de l’État pour le développement de tests destinés au dépistage et au suivi du statut immunitaire des personnes potentiellement infectées par le virus SARS-CoV-2.

Dans ce cadre, la société a eu accès à une banque d’échantillons de patients positifs. Ces échantillons sont nécessaires à l’évaluation de prototypes de tests, mais aussi pour évaluer leurs performances sur plusieurs lots, les comparer aux tests concurrents et réaliser les enregistrements réglementaires.

Mobilisation des plateformes universitaires Biosit

La manipulation du virus requiert des installations microbiologiques sécurisées dites « L3 », constituées de zones à atmosphères contrôlées. Desservis par des sas, l’ensemble des locaux sont en dépression, interdisant à l’air intérieur de sortir du laboratoire sans avoir été préalablement filtré et stérilisé.

Sur le campus santé de l’Université de Rennes 1, l’unité mixte de service Biosit regroupe 14 plateformes technologiques dont un secteur de culture « L3 ». Utilisateur de Biosit pendant sa thèse, c’est tout naturellement qu’Arnaud Chalin a continué à faire appel à ces installations après son recrutement chez NG Biotech.

Biosit propose des offres de service et de recherche et développement, ouvertes aux laboratoires publics comme privés.