Carte mentale de la Recherche

Nous vous proposons quelques références pour enrichir la carte mentale de la recherche conçue à l'occasion du Village des Sciences 2018 de Rennes.

Détail de l'illustration réalisée par Sophie Barel
  1. Entre carte mentale et géographique
  2. Cinq grandes catégories
  3. Des questions, des remarques ?
  4. Auteurs

Entre carte mentale et géographique

Conçue pour être gagnée à l'issue d'un jeu de piste à travers le campus Villejean de Rennes, cette carte de la recherche propose une représentation de type "carte mentale" intégrée à un territoire imaginaire. Amusez-vous à chercher les liens entre le texte et les nombreux éléments graphiques conçus pour l'illustrer !

Cinq grandes catégories

Selon sa position par rapport à la Recherche, qu'on la pratique ou non, qu'on la considère selon telle ou telle discipline, cette carte mentale pourra prendre de multiples formes. Nous vous proposons avec cette illustration une lecture en cinq grandes catégories, avec quelques liens pour les approfondir.

Les qualités des chercheur·e·s
L'intégrité scientifique est sans doute la première qualité que l'on attend des chercheur·es, puisqu'elle fonde la confiance que l'on peut avoir dans leurs résultats. Savez-vous qu'il existe un Office français d'intégrité scientifique ? Et des référents à l'intégrité scientifique dans les établissements ? Pour savoir ce qu'on attend des chercheur·e·s en la matière, consultez le très clair vade-mecum rédigé par un groupe d'experts à la demande du secrétaire d'État à l'enseignement supérieur et à la recherche.

La société
En tant que financeurs et destinataires des résultats de la recherche, la société a un droit et un devoir de regard sur l'activité scientifique. En France, cette infographie issue d'un sondage réalisé en 2017 résume la manière dont les Français·e·s considèrent la science et les chercheur·e·s.

Au-delà, la démarche des sciences participatives vise à faire contribuer les citoyen·ne·s à la recherche à des degrés divers, qui vont de la collecte de données à la conception. Voyez par exemple les propositions du Muséum national d'histoire naturelle.

La méthode scientifique
En guise d'initiation à cette vaste question, nous vous proposons de :

  • lire cette réponse claire et concise du site de La Main à la Pâte, apportée à un internaute qui s'interrogeait sur le lien entre démarche expérimentale et démarche scientifique ;
  • regarder cette vidéo où Guillaume Lecointre explique les attendus de la démarche scientifique, des critères bien utiles pour comprendre en quoi le créationnisme, ou "Intelligent design" n'a rien de scientifique.
  • lire les premiers paragraphes de "Science de jour, science de nuit", communication de François Jacob devant l'Académie des sciences morales et politiques en 1987, qui décrit bien les coulisses tourmentées de la recherche, avant que ne soient publiés au grand jour ses impressionnants résultats.

La communauté scientifique
Un·e chercheur·e ne travaille jamais vraiment seul·e. Les grandes découvertes ne sortent pas un beau matin de l'esprit surhumain d'un génie isolé, mais se construisent dans le temps et au fil des générations de scientifiques. L'histoire des sciences est l'une des manières de comprendre comment la communauté scientifique dans son ensemble construit les savoirs, sans méconnaître les grandes figures qui jalonnent cette extraordinaire aventure.

Le métier de chercheur·e
Devenir chercheur·e, c'est d'abord préparer une thèse, ce qui signifie des études longues, au minimum 8 ans après le baccalauréat. Il faut s'accrocher pour y parvenir, et décrocher un poste ensuite n'est pas simple. Cela dit la recherche comporte une grande diversité de métiers, et l'international, si l'on est mobile, offre des possibilités. Dans la plupart des disciplines, la proportion de filles est anormalement faible en regard de leurs résultats scolaires et universitaires.

L'une des missions des chercheur·e·s est la diffusion de la culture scientifique auprès des non-spécialistes, et particulièrement des jeunes. L'illustration que vous avez en main en est un exemple. Dans le monde francophone, le concours Ma Thèse en 180 secondes entraîne les doctorants à parler de leurs recherches à tous les publics.

 

Des questions, des remarques ?

Cette illustration vous fait réagir ? Elle vous donne envie de poser des questions, de faire des remarques ? Écrivez-nous !

Auteurs

Cette illustration a été réalisée par Sophie Barel, graphiste et doctorante à l'Université Rennes 2, sur commande de Julien Le Bonheur (Direction de la Communication de l'Université de Rennes 1), Catherine Roby (Direction de la recherche et de la valorisation de l'Université Rennes 2), et Sarah Kitar (École des hautes études en santé publique - EHESP).