Autoportraits des 10 doctorant·e·s #UnivRennes1 candidat·e·s à MT180 2021

Nos doctorant·e·s étaient invités à résumer leur sujet de thèse, à présenter leur parcours et leur motivation à tenter le concours. Elles ou ils avaient le choix d'ajouter une note plus personnelle à ces autoportraits. Ils vous sont présentés selon l'ordre de passage des qualifications rennaises au concours "Ma Thèse en 180 secondes" 2021.

Autoportraits des 10 doctorants #UnivRennes1 candidats à MT180 2021
  1. Retransmission en direct
  2. June Sallou
  3. Flora Demouchy
  4. Ronan Abhervé
  5. Noémie Lerch
  6. Camille-Sovanneary Gauthier
  7. Ghina Bourji
  8. Charlène Hubert
  9. Victor Delage
  10. Ivan-David Osorio-Leon
  11. Pauline Lelandais
  12. Retransmission en direct

Retransmission en direct

Le 10 mars à partir de 18h30, suivez le direct YouTube des qualifications rennaises à MT180 2021.
Vous pourrez voter à l'issue des présentations, et donner une chance à votre candidat·e préféré·e d'accéder à la finale Bretagne-Pays de la Loire, le 17 mars 2021 à Angers !

June Sallou

June Sallou

Sujet de thèse
Je conduis mes recherches au sein de l'Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA), dans l'équipe DiverSE spécialisée en ingénierie logicielle, en collaboration avec le laboratoire Géosciences Rennes membre de l'OSUR. Mais qu'est-ce que l'ingénierie logicielle? Lors de la construction d'une maison, des architectes conçoivent les plans du bâtiment qui assurent la bonne construction de ce dernier. De façon similaire, l'ingénierie logicielle est l'architecture transposée au domaine du logiciel, c'est à dire mettre au point des outils et méthodes qui fassent en sorte que le logiciel soit bien développé. Mon doctorat porte plus particulièrement sur la mise en place d'outils et de méthodes qui permettent aux hydrologues d'explorer les résultats de leur modèle de simulation plus facilement et rapidement.

Parcours
J'ai toujours été curieuse et portée par l'envie de découvrir de nouvelles choses, et avec un intérêt prononcé pour les sciences. J'ai fait une école d'ingénieurs en agronomie puis j’ai poursuivi par un master en bioinformatique et un master en ingénierie logicielle, ce qui m'a permis d’acquérir de nombreuses compétences variées dans des domaines complémentaires. J'ai voulu en me laçant dans ce doctorat mettre ces compétences à profit en les mettant au service des scientifiques. L'objectif est de les aider à développer et explorer leurs modèles de simulation en leur fournissant des outils et méthodes informatiques adaptés.

Personnalité
J'aime les challenges et j'apprécie grandement les échanges et le partage avec les autres, ce qui ce manifeste par mes nombreux engagements autant associatifs que dans le domaine de la médiation. J'ai pu par exemple contribuer à un blog collaboratif sur la bioinformatique (bioinfo-fr), participer à des opérations de médiation du domaine de l'informatique auprès de collégiens et depuis le début de ma thèse, j'enseigne auprès des étudiants de la fac d'informatique. Je suis également une grande fan de sport (handball, boxe française, etc). Il y a quelques années, j’ai découvert le biathlon et depuis, je supporte avec ferveur les biathlètes français devant ma télévision lors des coupes du monde.

Pourquoi MT180 ?
C'est un challenge personnel qui peut connecter le monde de la recherche avec le grand public et, pourquoi pas me permettre de partager les étoiles que j’ai dans les yeux lorsque je fais de la recherche !

Flora Demouchy

Flora Demouchy

Sujet de thèse
Pour mes travaux en biologie cellulaire du développement à l'Institut de génétique et développement de Rennes (IGDR), j’étudie les processus qui permettent la formation de l’intestin en me focalisant sur la fonction d’une protéine, appelée PAR-4. Pour cela, j’utilise un petit organisme simple et complètement transparent ; je peux observer le développement de son intestin au microscope en utilisant des marqueurs fluorescents.

Parcours
Bonne élève au lycée, on m’a dirigé vers les études de pharmacie. Pendant cette première année post-bac, je me suis aperçue que c’étaient les sciences du vivant qui me captivaient le plus !

Je me suis donc réorientée vers une licence en biologie à l’Université de Rennes 1. En licence 1, les enseignements touchaient de nombreux domaines de la biologie à toutes les échelles du vivant : depuis la biologie moléculaire jusqu’à l’éthologie. Mon envie de découvrir les détails du vivant et une super prof de biologie cellulaire (merci !) m’ont incité à me focaliser sur un domaine : la biologie cellulaire.

Par la suite, en licence 3, j’ai choisi d’effectuer un stage facultatif en laboratoire de recherche… sans savoir que ce laboratoire serait mon futur labo de thèse ! Pendant ce stage, j’ai découvert ce qui est devenue une passion : la microscopie et ce à quoi elle pouvait servir pour étudier le vivant. Ainsi, après l’obtention de la licence, j’ai poursuivi avec le master biologie cellulaire et moléculaire, toujours à l’Université de Rennes 1. En master 2, j’ai retrouvé le laboratoire dans lequel j’avais effectué mon stage de licence 3 pour y réaliser cette fois un stage de 6 mois de recherche.

J’y découvrais alors un sujet captivant, sans données connues au préalable, donc il fallait sans cesse que je cherche pourquoi j’obtenais certains résultats. Passionnée de recherche en général, et captivée par ce sujet en particulier, j’ai postulé pour passer le concours de l’Ecole Doctorale afin de continuer en thèse dans ce labo. Je l’ai obtenu et voilà où j’en suis aujourd’hui, 2 ans et demi après !

Personnalité/anecdote
De mon plus lointain souvenir d’enfance, je crois que j’ai toujours été passionnée par toutes les sciences et par la recherche. Alors, j’étudiais le comportement des abeilles, des fourmis et des oiseaux, je m’essayais à la chimie avec mon kit d’apprentie chimiste, je lisais un livre de paléontobiologie qui présentait l’évolution du crâne humain. Petite, je disais à qui souhaitait bien l’entendre que je voulais « chercher »… mais je ne savais pas encore quoi !

Pourquoi MT180 ?
Mon intérêt pour la vulgarisation scientifique grandit au fur et à mesure que la fin de ma thèse approche. "Ma Thèse en 180 secondes" me permet de découvrir le domaine de la médiation scientifique, d’en connaître les codes et d’être confrontée aux critiques d’un public (malheureusement virtuel cette année). Grâce à cette expérience, je connais les principaux messages de ma thèse : ce sera utile pour présenter mes travaux lors un entretien professionnel par exemple, mais aussi en famille !

Ronan Abhervé

Ronan Abhervé

Sujet de thèse
En géosciences, on tente de comprendre scientifiquement notre planète, le monde qui nous entoure. Ma spécialité, l’hydro(géo)logie, consiste à étudier les eaux souterraines et de surface afin de mieux gérer ces précieuses ressources. Je conduis mes recherches au laboratoire Géosciences Rennes, membre de l'OSUR.

Parcours
À la sortie du lycée, ma passion pour les sciences naturelles m’a dirigé vers une licence double parcours de géologie/biologie, à Brest. J’étudiais aussi bien les plantes ou les animaux, que les volcans et les galaxies, j’adorais ça. Par la suite, j’ai trouvé un moyen de continuer d’étudier la biologie, la géologie et la chimie : me tourner vers l’Eau.

Direction la « capitale » bretonne, Rennes, pour un master en sciences de l’eau. Et alors là, premières expériences dans le monde de la recherche lors de mes stages, où j’ai passé plus de temps à étudier les ruisseaux, les pieds dans l’eau, que derrière un bureau. Toujours dans le cadre du master, je complète ma formation et m’envole 1 an vers le froid québécois, où je travaille sur des problématiques appliquées de gestion de la ressource en eau.

Et d’ailleurs dans la foulée, une thèse s’ouvre tout juste sur ce sujet à Rennes, dans le laboratoire que je connais bien, c’est le come-back pour 3 ans. Finalement, je suis un produit (quasi) 100% breton !

Personnalité/anecdote
Quand j’ai un coup de moins bien, j’écoute ou je joue des musiques irlandaises, en me rappelant que nous sommes tous faits de poussières d’étoiles.

Pourquoi MT180 ?
Depuis toujours, j’aime partager et vulgariser ma passion pour les sciences naturelles, du mieux que je peux ! Mais ce n’est pas toujours évident d’être éloquent et compréhensible. "Ma thèse en 180 secondes" me forme à préparer un discours clair, efficace, et surtout adapté au large public.

En plus, cela me permet de prendre du temps pour réfléchir, sur ma thèse ; le sujet, sa place dans le monde (ou hors) de la recherche, les méthodes employées, mais aussi sur la façon dont je veux la mener. Et le principal pour moi, reste avant tout de communiquer sur un thème qui me tient à cœur et que je juge important de transmettre.

Attiser la curiosité de l’auditoire, simplement inciter le questionnement, ce serait déjà une grande victoire !

Noémie Lerch

Noémie Lerch

Sujet de thèse
Pour mes recherches au laboratoire Éthologie animale et humaine (EthoS), j’étudie le bien-être des chevaux qui travaillent en médiation, c’est-à-dire avec des personnes en difficulté (en situation de handicap par exemple). Je regarde l’impact qu’a ce type d’activité sur les chevaux en observant leurs comportements dans différentes situations.

Parcours
Depuis toute petite je veux travailler avec les animaux. J’ai d’abord voulu être fermière puis vétérinaire, mais au cours de mon parcours scolaire j’ai développé un véritable intérêt pour la science et la recherche. C’est là que j’ai découvert le métier d’éthologiste (chercheur en comportement animal).

Après le bac j’ai fait une première année de classe préparatoire puis j’ai rejoint l’université de Rennes 1 en licence de biologie des organismes avec dans l’idée d’intégrer ensuite le master comportement animal et humain, ce que j’ai fait en 2016. J’ai pu faire trois stages dans des laboratoires de recherche en éthologie qui m’ont permis de m’orienter peu à peu vers une thématique qui m’intéressait vraiment. De la locomotion des papillons en passant par la socialité chez la caille, puis la dépression chez le cochon, je suis arrivée à travailler sur le bien-être animal. J’ai ainsi pu commencer ma thèse en 2018 au laboratoire EthoS.

Pourquoi MT180 ?
Cela fait maintenant plus de deux ans que je suis en thèse et je me suis rendue compte qu’il n’est pas toujours facile d’expliquer clairement mon travail. C’est pourquoi participer à Ma Thèse en 180 Secondes est un vrai défi ! Cela m’a permis de me questionner sur comment présenter mon sujet et la thèse en général. De plus, la vulgarisation scientifique me tient vraiment à cœur et c’est pour moi indispensable dans la recherche. Ma Thèse en 180 secondes est un exercice très formateur pour cela, et qui en plus nous permet de découvrir d’autres thématiques de recherche.

Camille-Sovanneary Gauthier

Camille-Sovanneary Gauthier

Sujet de thèse
Je suis doctorante à l'Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA) et le 10 mars je vous présenterai comment les marques veulent reproduire la qualité de leur service en ligne. Ceci est possible notamment grâce aux recherches que je mène pour rendre des méthodes automatiques capables d’accompagner chaque client.  

Parcours
Attirée par les mathématiques, j’ai fait une prépa MPSI/MP au lycée Saint Louis à Paris, où j’ai reçu mes premiers cours d’informatique. J’ai ensuite rejoint l’École nationale de la statistique et de l’information (ENSAI) sur le campus de Ker Lann près de Rennes. J’y ai suivi le cursus ingénieur, spécialité "marketing quantitatif et revenue management" car je voulais pouvoir comprendre les besoins de clients et les aider.

Pendant mon stage de fin d’études au sein du département innovation de Louis Vuitton, nous avons identifié des lacunes dans les systèmes de recommandation qui n’étaient pas encore couverts. Comme j’étais déjà sensible à l’opportunité d’une thèse CIFRE (associant monde académique et entreprise), nous avons construit cette thèse avec mes actuels directeurs/trices, et mes managers.

Je consacre mon quotidien à ce projet depuis 2 ans, partageant mon temps entre l'IRISA à Rennes au sein de l’équipe LACODAM, et les bureaux du département innovation digitale de Louis Vuitton à Paris.

Personnalité/anecdote
Quand je n’apprends pas à mes machines à conseiller des clients, c’est à mon perroquet que j’apprends des nouveaux tours. Le voir évoluer et comprendre de nouvelles compétences sont des instants très amusants et gratifiants. À force de répétition, de succès et d’échecs, il apprend et moi aussi. Mais Rio est tout de même plus affectueux et coquin que mes machines, il sait comment avoir une récompense avant de faire le tour demandé…

Pourquoi MT180 ?
Étant en thèse CIFRE, j’ai pu constater qu’être capable d’expliquer clairement et rapidement des projets et des concepts divers était une force. Cela permet de rassembler les équipes et de stimuler les discussions.
Ma thèse en 180 secondes offre ainsi une formation et une possibilité de partager ses travaux dans un cocktail de bonne humeur.

Ghina Bourji

Ghina Bourji

Sujet de thèse
Mes travaux de recherche, que j'ai menés au Centre de droit des affaires de l'Université de Rennes 1, s’inscrivent dans le domaine du droit privé : il s’agit du droit régissant les rapports entre les personnes privées, c'est-à-dire les rapports ne faisant pas intervenir les institutions publiques des États. Je travaille en particulier sur le droit des contrats, c’est-à-dire l’ensemble des règles qui régissent les rapports contractuels ou les contrats (vente ou bail par exemple) entre les personnes privées.

Pour que ces contrats prennent naissance, il faut que les personnes privées concernées y donnent leur accord, juridiquement désigné par consentement. Pour que l’accord de chacune des deux personnes signataires soit valable en droit, personne parmi elles ne doit être trompée ou forcée à signer le contrat. Dans le cas contraire, le contrat pourrait être annulé, c'est-à-dire supprimé ou détruit, à la demande de la personne trompée ou forcée.

Dans ce cas, le contrat représente un champ de rencontre d'intérêts divergents : l’une des deux personnes souhaite que le contrat soit détruit ou annulé parce qu’elle est soit trompée soit forcée à le signer, alors que l’autre ne le souhaite pas, justement parce qu’elle n’est ni trompée ni forcée à signer.

À cet égard, les solutions du droit, en France ou au Liban, ne sont pas justes. Il n’existe pas de véritable critère pertinent qui justifie de manière homogène et systématique laquelle des deux personnes doit être suivie dans ses intentions, c’est-à dire si le contrat doit ou non être annulé.

Ma thèse vient régler cette problématique pour rendre les solutions plus justes, cohérentes et homogènes.

Parcours
Pour moi, le choix de faire une thèse en droit n’était pas le fait du hasard. C’est un projet qui m’a tenu à cœur depuis ma deuxième année en licence à la filière francophone de droit à Beyrouth. Quand je suis rentrée le 1er septembre 2014 en France pour continuer mes études en tant qu’étudiante en Master 2, je savais que j'y venais pour achever ce projet.

Inscrite la première fois en thèse en septembre 2015, j’ai pu la soutenir en décembre 2020. Oui, cinq ans de thèse, c’est long, mais c’est en normal en Droit !

Pourquoi MT180 ?
Je tente ce concours car ce sera une belle opportunité pour apprendre à vulgariser l'information et à être concise, ce qui pourra bien m'aider dans la vie professionnelle. Mais je le tente aussi car c'est un bon élément à ajouter à mon CV, que je m'oriente vers la recherche ou vers un poste en entreprise.

Charlène Hubert

Charlène Hubert

Sujet de thèse

J’étudie dans le domaine de la physico-chimie dans le département Matière Molle de l’Institut de Physique de Rennes (IPR), membre de l'OSUR. Mon sujet s’intéresse aux produits de maquillage, le but est de comprendre grâce à des outils d’analyse de pointe, le comportement des produits sur notre peau afin à termes d’en améliorer la composition.

Parcours
Je suis ingénieure physico-chimiste diplômée en 2017. Après un stage académique en Australie et un stage industriel dans une entreprise internationale de cosmétiques, j’ai décidé de lier les deux par une thèse CIFRE. Mon temps est donc partagé entre une entreprise de cosmétiques et le laboratoire de recherche académique à Rennes.

Personnalité/anecdote
Je rêve de découvrir la Mongolie. Je suis passionnée de voyage en immersion et mon objectif est de découvrir l’immensité et la beauté des steppes mongoles avec les éleveurs nomades, avant mes 30 ans !

Pourquoi MT180 ?
Je me suis engagée dans le concours de "Ma thèse en 180 secondes" pour deux raisons principales. La première est ma volonté de démystifier l'image du doctorant en m’essayant à la vulgarisation. Cette image qu’un doctorant travaille sur un sujet très complexe qu’il n’arrive pas à expliquer facilement au plus grand nombre est, fort heureusement, de moins en moins véhiculée dans l'imaginaire commun. Ceci notamment grâce à ce type de concours, et c'est en ce sens que je souhaite y contribuer également.

La seconde raison vient du fait que le doctorat s'applique à des champs disciplinaires très divers. Et c’est un réel plaisir de rencontrer d’autres doctorants qui ont cette même envie de partager leur expérience de doctorat, avec lesquels il aurait été plus difficile de se rencontrer et échanger en dehors d’événements comme ce concours.

Victor Delage

Victor Delage

Sujet de thèse
Je fais des maths théoriques à l'Institut de recherche mathématique de Rennes (IRMAR), donc des choses barrées incompréhensibles (même pour moi), qui n'ont pas trop d'applications pratiques mais qui m'amusent. Plus précisément j'étudie la géométrie algébrique réelle, c'est-à-dire les liens entre géométrie et théorie des équations dans un cadre de nombres à virgules.

Parcours
Après un bac S en 2011, je m'engage dans la classe préparatoire mathématiques du Mans, puis j'entre à l'École normale supérieure de Rennes, d'abord en candidat libre puis en fonctionnaire stagiaire. Après avoir préparé et réussi l'agrégation de mathématiques, je pars un an à Amsterdam étudier la logique, puis je reviens faire un master 2 en vue d'une thèse que j'entreprends à l'IRMAR.

Personnalité/anecdote
En dehors de ma thèse, il m'arrive de faire de la musique à danser, et à une époque où on pouvait encore le faire, d'organiser des bals populaires.

Pourquoi MT180 ?
Je participe parce que j'ai toujours adoré la vulgarisation. C'est ce qui a entretenu ma curiosité mathématique ces dernières années. Et j'ai toujours été féru d'essayer d'expliquer des choses compliquées de la manière la plus simple possible. Je participe parce que le défi est ambitieux, surtout étant mathématicien, mais que l'aventure a l'air chouette.

Ivan-David Osorio-Leon

Ivan-David Osorio-Leon

Sujet de thèse
Pour mes recherches au laboratoire Géosciences Rennes, membre de l'OSUR, je travaille pour comprendre l’influence du cycle de l’eau sur le développement de la vie microbienne dans le sous-sol. Je m’intéresse particulièrement à la façon dont l’eau transporte, grâce à son infiltration depuis la surface, des nutriments essentiels pour des bactéries habitant dans le milieu souterrain.
 
Parcours
Je suis colombien d'origine et avant de venir en France, j’étais ingénieur dans l’industrie du pétrole. Ayant travaillé pendant quelques années en Colombie et en Argentine, en 2016 j’ai pris une grande décision, motivé par mes convictions personnelles : réorienter mon parcours vers l’environnement et vers le monde académique.

J’arrive ainsi à Paris en 2017 pour faire un master en hydrogéologie et géochimie à Sorbonne Université. Cette reprise d’études m’a donné la confiance et l’enthousiasme nécessaires pour entreprendre une thèse et de continuer à poursuivre mon rêve de devenir enseignant-chercheur un jour. Je poursuis ma thèse avec le sentiment d’avoir pris la bonne décision lorsque j’ai quitté mon ancien emploi en 2016.

Personnalité/anecdote
En plus de ma formation académique, j’ai toujours été très passionné par le monde du cirque. J’ai longtemps été jongleur de rue en Colombie. Plus tard en Argentine, j’ai fait une école de cirque dans laquelle je suis entré dans le monde de la magie. Voici donc mes deux hobbies les plus aimés, le jonglage et la magie.

Pourquoi MT180 ?
MT180s m’a motivé au départ parce que j'ai vu des vidéos des éditions précédentes et j'ai beaucoup aimé le concept. Quand j'ai appris qu'en plus d'un concours, c'était aussi une formation de l'école doctorale, je me suis dit que j'avais, enfin, trouvé l'excuse pour réussir à communiquer sur mon sujet de thèse avec ma famille et mes amis !

Pauline Lelandais

Pauline Lelandais

Sujet de thèse
La fonction de reproduction féminine se met en place de façon très précoce pendant la vie fœtale, et l’exposition croissante du fœtus à des substances environnementales, dont les perturbateurs endocriniens, engendre une perturbation de cette mise en place qui mène à une augmentation des problèmes de fertilité chez la femme adulte.

Le but de mon travail, que je mène à l'Institut de recherche en santé, environnement, travail (IRSET) consiste à déterminer les mécanismes induits par des perturbateurs endocriniens dans l’ovaire du fœtus en développement. Le but est de mettre en place des outils pour reconnaître les substances qui pourraient être nocives pour la santé reproductive de la femme.

Parcours
J’ai toujours été passionnée par les sciences du vivant. À l’origine, je souhaitais à tout prix devenir vétérinaire. Après un an passé en classes préparatoires, j’ai compris que ce n’était pas ce qui me correspondait.

Souhaitant poursuivre dans le domaine de la biologie, j’ai rejoint les bancs de l’université directement en licence 2 à l’Université de Caen Normandie. Ma licence en poche, j’ai quitté la Normandie pour rejoindre Paris afin d’effectuer un master en biologie cellulaire - physiologie et pathologie, en me spécialisant dans le domaine de la reproduction et du développement.

L’étude des effets de l’environnement et des substances toxiques sur la santé m’a toujours énormément intéressée, attrait qui a été renforcé lors de cours reçus tout au long de mon cursus, ainsi que par les différents stages que j’ai pu effectuer. C’est en assistant à la soutenance du doctorant qui m’encadrait lors de mon stage de master 2 que mon choix de me diriger vers une thèse s’est renforcé.

Après quelques mois passés aux États-Unis à la suite de mon master, qui m’ont permis de prendre du recul et d’entériner mon choix, c’est tout naturellement que mon attrait partagé pour la toxicologie et le domaine de la reproduction et du développement m’a poussée à effectuer ma thèse au sein de l’IRSET à Rennes. Ma soif de compréhension des mécanismes biologiques, et la recherche de nouvelles connaissances sont les raisons principales qui m’ont menée à effectuer un doctorat.

Pourquoi MT180 ?
L’exercice imposé par Ma thèse en 180s nous pousse à prendre un recul important sur notre sujet de thèse de façon à en faire ressortir l’essentiel. C’est donc, notamment, pour cette prise de recul nécessaire au travail de vulgarisation, et ce qu’elle peut nous apporter dans le cadre de notre doctorat, que j’ai décidé de participer à ce concours. Mais avant tout, partager avec tout le monde ce sur quoi je travaille et échanger sur les connaissances mises en jeu est quelque chose qui me tient à cœur. Ce concours représente pour moi une opportunité autant qu’un défi personnel, et s’avérera être, dans tous les cas, une expérience enrichissante.

Retransmission en direct

Le 10 mars à partir de 18h30, suivez le direct YouTube des qualifications rennaises à MT180 2021.
Vous pourrez voter à l'issue des présentations, et donner une chance à votre candidat·e préféré·e d'accéder à la finale Bretagne-Pays de la Loire, le 17 mars 2021 à Angers !