Miscible rapproche l’art et la science, de Rennes à Montréal

Des chercheurs rennais et des artistes franco-québécois unissent leurs talents. RDV le 16 octobre.

Miscible rapproche l’art et la science, de Rennes à Montréal
  1. Avec du Schweppes
  2. Montréal en 3D
  3. Réseaux et molécules

Depuis deux ans, le service culturel de l'Université de Rennes 1 et la société des arts technologiques (SAT) de Montréal ont signé un partenariat expérimental de développement de la télé présence artistique entre le Diapason (Université de Rennes 1) et la Satosphère (SAT). Depuis un an, deux artistes français et québécois et des enseignants-chercheurs de Rennes 1 se sont associés pour créer une œuvre inédite qui fait dialoguer la chimie et les arts numériques.

Avec du Schweppes

La performance met en scène des ballons de verre qui se remplissent au compte-goutte de liquides variés. Des réactions chimiques se déclenchent selon le substrat utilisé. Le Schweppes sous les rayons UV ? Voici pour la fluorescence. Le jus de chou rouge combiné au bicarbonate de soude ? Voilà pour l’effervescence. Et cette épaisse fumée blanche ? C’est l’eau qui réveille la neige carbonique.

Montréal en 3D

Les spectateurs actionnent eux-mêmes les poches de goutte-à-goutte. La magie des algorithmes convertit leurs gestes en sons et en images pour créer une œuvre organique haute en couleurs. « La même chose se déroule en simultané à Montréal, complète Maotik, l’un des deux artistes invités. Jusqu’à ce que les spectateurs du Québec apparaissent à leur tour en 3D dans la salle… ». Miscible vise le mélange homogène des publics et des partitions.

Réseaux et molécules

L’expérimentation artistique et technologique est le galop d’essai du programme de résidences d’échanges croisés Contamine, initiée il y a deux ans entre la SAT de Montréal et le Diapason à Rennes. Chaque partenaire apporte son savoir-faire. Joseph Lefèvre, directeur des résidences croisées Contamine de la SAT, et Marie-Aude Lefeuvre, chargée de l’action culturelle à l’Université de Rennes1, ont construit le projet grâce aux outils mis en place et l’engagement des artistes et enseignants chercheurs.

La SAT met à disposition son système Scenic. Le logiciel utilise le très haut débit en multicanal (audio, vidéo, data…) pour imaginer de nouvelles formes de téléprésence et de travail collaboratif à distance. En écho, l’Université de Rennes 1 fait intervenir ses enseignants-chercheurs. Electronicien - domoticien, François Lemercier a assemblé le système de détection des gouttes, associé à un microcontrôleur Arduino, ainsi que les plaques de LED. Les chimistes Patrick Bauchat et Ludovic Paquin ont aiguillé les artistes sur le choix des expériences. « Elles devaient être simples, très visuelles et peu coûteuses, explique Maotik. Ils ont aussi dessiné les ballons réalisés par un souffleur de verre, puis réglé les dosages ». La réussite du projet en annonce d’autres.

Nuit Arts et Sciences, les sens en éveil, de 21h à 1h, au Diapason. Gratuit.
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