Quand les océans chuchotent aux aquifères

Une étude réalisée avec la contribution de chercheurs du laboratoire Géosciences Rennes - OSUR montre le fort potentiel des méthodes de bruit sismique pour ausculter en continu les stocks d’eau dans les milieux souterrains, à partir d’observations de surface. Publication dans Nature Scientific Reports (nov. 2017)

Quand les océans chuchotent aux aquifères

Une étude réalisée par des chercheurs issus de l’Observatoire royal de Belgique, du laboratoire Géosciences Rennes (OSUR, CNRS / Université Rennes 1), de l’Institut des sciences de la Terre (ISTerre/OSUG, CNRS / UGA / IRD / IFSTTAR / USMB) et de l’Institut fédéral allemand des géosciences (Allemagne) montre le fort potentiel des méthodes de bruit sismique pour ausculter en continu les stocks d’eau dans les milieux souterrains à partir d’observations de surface. L’étude s’appuie sur un jeu de données exceptionnel, consistant en 30 années d’observations sismiques continues, enregistrées avec les mêmes capteurs en Allemagne.

L'eau souterraine est une ressource vitale à la fois pour l’humanité et les écosystèmes. Face aux défis posés par les changements globaux, il est indispensable de bien comprendre la réponse des aquifères aux pressions climatiques et anthropiques. Aujourd’hui, la surveillance est classiquement assurée par des réseaux de piézomètres, mais de nouvelles méthodes géophysiques ont récemment émergées pour compléter les suivis à l’échelle locale (géophysique appliquée, gravimétrie au sol) ou à l’échelle du pays (gravimétrie satellitaire). Cependant, il n’existe pas de méthode robuste pour couvrir l’échelle régionale, pourtant critique pour les questions de ressources en eau...

[Lire l'intégalité de la présentation sur le site de l'INSU-CNRS]

Référence

Monitoring ground water storage at mesoscale using seismic noise: 30 years of continuous observation and thermo-elastic and hydrological modeling
Lecocq T., Longuevergne L., Pedersen H. E., Brenguier F. Stammler K.
Scientific Reports 7, Article number: 14241 (2017) | doi:10.1038/s41598-017-14468-9