Statut d'étudiant.e-entrepreneur.e : les candidatures sont ouvertes

Comme Yann Raffin, diplômé de l'ENSSAT, près de 4 000 étudiant.e.s-entrepreneur.e.s ont opté en France pour ce statut qui permet de mener bien son projet d'entreprise avec un maximum de sécurité et de visibilité. Découvrez son témoignage.

Yann Raffin, diplômé de l'ENSSAT
  1. Le DEE : un diplôme, deux modules
  2. Objectif 1er client
  3. Motivation et réalisme

Le statut national d’étudiant.e-entrepreneur.e offre aux étudiant.e.s et aux jeunes diplômé.e.s des outils et un accompagnement dans l’élaboration d’un projet entrepreneurial.
Dans ce cadre, le diplôme universitaire d’étudiant-entrepreneur (D2E) permet de mener à bien son projet avec un maximum de sécurité et de visibilité.
Candidature en ligne à partir du 15 mai 2017 pour l’année universitaire 2017-2018.
Dates limites d’inscription et des comites de sélection sur le site de Pépite Bretagne.

Jeune ingénieur en informatique, multimédia et réseaux, Yann Raffin a renoncé au CDI proposé par l’entreprise qui l’avait accueilli en alternance durant trois ans. « Lancé sur la voie de l’entrepreneuriat, j’ai fait le choix de refuser ce poste pour poursuivre vers un diplôme d’étudiant-entrepreneur » (D2E).
Avec un camarade de l’école et deux étudiantes de l’IGR-IAE Rennes, il a remporté l'an dernier le Challenge de l’innovation, un concours national organisé par Orange et Nokia sur le thème de l’Internet des objets, avec un projet de dressing connecté.

Le DEE : un diplôme, deux modules

Diplômé de l’ENSSAT en septembre 2016, Yann peut se consacrer à 100 % à son projet. Au 1er semestre, grâce à l’accompagnement de Pépite Bretagne, il s’est formé auprès d’intervenants (rédiger un business plan, mener des études marketing, valider un besoin utilisateur), il a étoffé son réseau, créé son statut d’auto-entrepreneur. Pendant ce temps-là, « mon projet a mûri, explique Yann. J'ai abandonné l'idée initiale pour créer une société de prestation de services visant à exploiter les nouvelles technologies pour permettre aux PME de garder le contact et de fidéliser leur clientèle ».

Après avoir validé le module émergence du D2E, il a intégré début mars Pépite Starter. Jusqu’en juillet, il va bénéficier d’ateliers de formation, d’un accompagnement par des experts, de séances de coaching et surtout d’un bureau start-up au Pôle numérique Rennes Beaulieu.

Objectif 1er client

Le but de ce 2nd module d’accélération : décrocher son 1er client. « Un joli défi, selon Yann qui s’est déjà fixé un objectif à 3 ans : une société d’une dizaine de salarié.e.s avec un développement en France, voire en Europe, proposant aux PME des outils marketing automatisés – ma formation d’informaticien oblige - tirant profit de leurs data pour mieux comprendre et répondre aux attentes de leurs clients ».

Son 1er client, il l’envisage « comme un partenaire qui me fera gagner du temps et à qui je ferai gagner de l’argent et une meilleure satisfaction client. Tout va se jouer dans les prochaines semaines ! » On sent chez le jeune entrepreneur beaucoup d’excitation mêlée d’appréhension. Et si ça ne marchait pas ? « Je n’aurai aucun regret en aucun cas. Au-delà de mon projet, je voulais continuer à apprendre, me former à l’entrepreneuriat. A l’école et en alternance, j’ai été formé au management d’équipe mais l’innovation, l’esprit d’initiative, l’autonomie, ce ne sont pas des compétences que l’on peut développer en entreprise ».

Motivation et réalisme

« Le statut d’étudiant-entrepreneur n’est pas une machine à transformer l’étudiant en entrepreneur. Ça demande de la détermination, d’avoir une idée en laquelle on croit mais surtout de se sentir la fibre de créer des choses. Il y a beaucoup de moments de doute, et souvent plus de bas que de hauts. Il faut être motivé, ne pas se décourager. Il faut croire en soi, en son idée, mais rester réaliste, même si l’on est passionné par son projet. Savoir réagir à ce que l’on nous dit, écouter et traduire les besoins et oser remettre son projet en question, aller à l’encontre de ses certitudes.»