Marvin, révélateur du labo photo

Amateur de photographie argentique, Marvin avait envie d'apprendre à tirer ses propres photos. Alors il s'est formé et a réhabilité -presque- à lui tout seul le labo photo du campus de Beaulieu.

Marvin Horvais dans le labo photo
  1. Développer ses photos : « un peu comme faire son propre pain »
  2. Des subventions... Et bientôt une association ?
  3. Du labo à l'expo

Développer ses photos : « un peu comme faire son propre pain »

J’aime déambuler avec l’appareil photo autour du cou à l'affut d'une scène intéressante, cela développe le regard et la curiosité.

Photographe amateur, Marvin Horvais est étudiant en 3e année de licence Sciences de la vie et de l’environnement à l'Université de Rennes 1. L’an dernier, il apprend par un ami l’existence d’un labo photo sur le campus de Beaulieu, au Diapason. « Quand j’ai découvert le labo, j’ai trouvé ça dommage. On avait la chance de disposer d’un local sur le campus mais, faute d’équipement, il n’était pas du tout exploité ».

Il s’adonne déjà alors un peu à la photo argentique mais, à ce moment là, il n’a encore jamais développé ses propres images… Ni même mis les pieds dans un labo !
Pourtant, il entame des démarches pour obtenir des subventions auprès de l’université afin d’équiper le local du matériel nécessaire. « C’était une découverte totale. Je me suis renseigné sur Internet, sur des forums, j’ai regardé des tutoriels ». Une amie, étudiante à l’Université Rennes 2, lui fait rencontrer un enseignant qui s’occupe du labo du campus de Villejean : « il m’a conseillé et a même cédé d’anciens agrandisseurs pour équiper le labo de Beaulieu ! »

La photo argentique impose une exigence dans le processus de création, tout prend plus de temps, demande plus d’investissement, tout en réservant un lot d’incertitudes et de surprises au développement. C’est un peu comme faire son propre pain, c'est ludique et il faut tenter de maitriser la complexité durant tout le processus !

Des subventions... Et bientôt une association ?

Son dossier est retenu par la commission et Marvin obtient les subventions demandées au titre du FSDIE. Il investit dans un scanner, des lampes, un rideau, du papier, des produits (révélateurs, fixateurs) et réaménage le labo avec des étagères, des rangements... « Mon père est très bricolo, il est venu m’aider et, en 5 ou 6 heures, on avait tout installé ! »

En février, pour fêter la réouverture du labo, il organise des ateliers d’initiation pour les étudiant·e·s et pour les personnel. Une façon de transmettre à son tour sa passion, ses connaissances, mais surtout de faire connaître son initiative. « Je souhaiterai monter une association pour pérenniser le projet, ouvrir au grand public la pratique de la photo argentique, faire de ca labo un lieu d'échanges et de partage de savoirs ».

Situé au 1er étage du Diapason, le labo photo est accessible librement à toutes et tous, après inscription auprès du service culturel.

Du labo à l'expo

J’apprécie particulièrement les photos abstraites, les flous artistiques, j'aime également capter des moments, emprisonner un souvenir sur la pellicule. J’ai récemment découvert le photographe Sebastião Salgado que j'admire pour la puissance de son travail, ses portraits notamment. Concernant mes propres photos, mes préférées sont celles qui m’ont surprises au développement, quand le résultat n’est pas celui attendu.

Argentique - Exposition du 9 au 27 avril, de 9h à 20h. Hall 43, Campus de Beaulieu. Entrée Libre

Pour découvrir le travail de Marvin et des autres photographes, rendez-vous du 9 au 27 avril dans le Hall 43 sur le campus de Beaulieu. L’exposition Argentique présentera une sélection de tirages développés, au sein du labo photo, par des étudiants et personnels de l'université.