La biobanque rennaise : une infrastructure de recherche au service du patient

Le nouveau bâtiment de la biobanque rennaise est inauguré le 27 mars 2017 au CHU de Rennes. Cette infrastructure permet de collecter, préparer, stocker et mettre à disposition des milliers d'échantillons biologiques : un outil précieux pour la recherche en santé.

L'inauguration de la biobanque rennaise (CRB santé humaine de Rennes) a lieu ce jour sur le site du CHU.

 

Soigner plus efficacement, une ambition partagée

La biobanque (ou CRB santé humaine) rennaise permet aujourd'hui de stocker une large quantité de données biologiques accessibles à la communauté scientifique et médicale. Pour le recueil des prélèvements, la biobanque s’appuie sur le consentement du patient et rend possible un long processus de recherche dont les retombées iront vers d’autres patients. 160 000 prélèvements de sang, d'ADN ou encore de cellules, recueillis dans le cadre de projets de recherche, sont actuellement stockés dans les meilleures conditions de conservation.

Le site centralisé de la biobanque rennaise permet en effet de rationaliser les circuits, de centraliser le stockage froid dans des enceintes à -20°, -80° et -150°C mais aussi de stockage en azote liquide avec une alimentation automatisée, sophistiquée et sécurisée. Rapidement, ces locaux centraux hébergeront également les fonctions mutualisées de coordination, depuis les aspects logistiques, administratifs jusqu’aux fonctions dévolues à la démarche qualité. Enfin, ils seront le tremplin pour développer et déployer les méthodes pré-analytiques et analytiques d’obtention de nombreux produits dérivés à partir d’un seul échantillon : la puissance du don d’échantillon consenti par un patient étant ainsi décuplée.

Mireille Desille, responsable logistique et technique de la biobanque rennaise - Photo : UR1/Dircom/FO

Les informations extraites des échantillons de la biobanque permettent aux chercheurs et aux praticiens de mieux explorer de nombreuses pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires, métaboliques, neurodégénératives, de l'appareil digestif, de l'appareil locomoteur, mais aussi troubles de la fertilité, maladies infectieuses, immunologiques, troubles inflammatoires, pathologies de la santé mentale, pathologies pulmonaires, rénales, et enfin maladies génétiques rares.

La biobanque rennaise est membre de l'infrastucture nationale BIOBANQUES. Projet pilote, le CRB santé rennais a servi de base à la définition de la norme qui régit aujourd'hui les biobanques au niveau national, en cours de développement vers l'ISO.

La biobanque, une infrastructure de recherche

"Une biobanque est une infrastructure de recherche, à vocation fondamentale ou clinique", explique David Alis, président de l'université de Rennes 1. "Grâce à la biobanque, la recherche initiée par les unités du site rennais progresse de manière remarquable dans des domaines précis de la cancérologie, des maladies génétiques, inflammatoires ou neurologiques pour ne citer qu’eux. C’est pour cela que l’Université de Rennes 1, en tant que co-tutelle des unités de recherche du site, a jugé primordial de soutenir le financement des équipements scientifiques de la biobanque dans le cadre du contrat de plan Etat-Région".

Les financeurs

Le nouveau bâtiment de la biobanque rennaise a été réalisé grâce au concours de l’Etat, de la Région Bretagne, de Rennes Métropole, de l’Université de Rennes 1 et à l’engagement des mécènes et donateurs du Fonds Nominoë du CHU. Ce projet innovant aura permis de rassembler un nombre important d’acteurs du territoire. Qu’ils soient entrepreneurs ou particuliers, universitaires, médecins ou élus, tous ont contribué à la réalisation de cette importante infrastructure, placée au service du développement de la recherche en santé et d'une ambition partagée : mieux comprendre l'origine des pathologies ciblées et ainsi améliorer la qualité des soins rendus aux patients.

Le président D. Alis lors de l'inauguration de la biobanque rennaise - Photo UR1/Dircom/JLB