En électronique, comment utiliser au mieux une molécule individuelle ?

C’est le défi que Mickaël Inkpen et Philippe Hapiot, de l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR), se sont lancés avec le projet européen MOLCLICK.

En électronique, comment utiliser au mieux une molécule individuelle ?
  1. Le contexte
  2. Objectif du projet
  3. Recrutement
  4. Carte d'identité du projet

Le contexte

Les éléments constituants les circuits intégrés atteindront l’échelle d’une molécule unique dans 10 à 20 ans si l’on suit la célèbre loi de Moore.
Aujourd’hui, une étude typique en ce domaine implique l’utilisation de composants moléculaires « auto-assemblés » sur une surface. Ils sont préparés de manière « ex-situ » et ensuite étudiés par des procédures plus ou moins complexes. Pourtant, la préparation et l’étude simultanée par un même dispositif présente de nombreux avantages, notamment pour simplifier la préparation de systèmes moléculaires complexes et leur caractérisation.

Objectif du projet

Ce projet comporte deux directions principales :

 

  1. développer une synthèse non conventionnelle dite « in situ » de composants électroniques à base d’une molécule unique ;
  2. obtenir une méthodologie basée sur les microscopies à sonde locale pour évaluer le succès d’une réaction chimique à l'échelle d’une molécule unique.

Cette dernière approche est aujourd’hui largement inexplorée. Elle vise, par exemple, à sélectionner rapidement les composants les plus performants pour l’électronique moléculaire, notamment pour améliorer les rapports de rectification ou de conductance. Le projet vise également à produire des sortes de «bancs d'essai» moléculaires complexes pouvant être utilisé en analyse et en détection de molécules à l’état de trace. Cette recherche concerne ainsi de nombreuses applications en électronique moléculaire (stockage de données, calcul,…) et ouvre des possibilités intéressantes pour l’analyse et la catalyse.

Recrutement

Durant les deux premières années du projet, c’est à l’Université de Columbia (É.-U.) que Michaël Inkpen a choisi d’approfondir et de développer ses recherches. La troisième et dernière année s’effectuera à l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes.

Carte d'identité du projet

Projet européen MOLCLICK – Programme HORIZON 2020 - Action Marie S. Curie

Bénéficiaire : Michaël INKPEN
Nom du Responsable scientifique : Philippe HAPIOT
Laboratoire / UMR : Institut des Sciences Chimiques de Rennes - UMR CNRS 6226
Durée du projet : Du 01/10/15 au 30/09/18 (3 ans)