IUF : 3 enseignants-chercheurs de Rennes 1 rejoignent l'institution en 2017

Laurent Calvez (chimie), Cécile Rapoport (droit) et Philippe Yamato (géosciences), tous trois enseignants-chercheurs à l'université de Rennes 1, viennent d'être nommés membres juniors du prestigieux Institut universitaire de France. Cette distinction vient reconnaître et soutenir l'excellence de leur activité de recherche. Voici trois esquisses de portraits, en attendant la cérémonie d'installation à Paris en octobre prochain.

Montage portraits IUF 2017 et logo IUF
  1. Laurent Calvez, maître de conférences, membre de l'Institut des sciences chimiques de Rennes
  2. Cécile Rapoport, professeur, membre de l'Institut de l'Ouest : Droit et Europe
  3. Philippe Yamato, professeur, membre de Géosciences Rennes/OSUR
  4. L'Institut universitaire de France

Laurent Calvez, maître de conférences, membre de l'Institut des sciences chimiques de Rennes

Laurent Calvez, nommé à l'université de Rennes 1 en 2007, mène des recherches concernant le développement de matériaux infrarouges pour la vision nocturne et la mise au point d’imageurs thermiques utiles pour des applications de défense.

Sa contribution au domaine a été particulièrement innovante dans deux secteurs clés. En maîtrisant les phénomènes de nucléation/croissance, Laurent Calvez a découvert des vitrocéramiques infrarouges à base de verre au sélénium aux propriétés thermomécaniques remarquables. Il a conçu une méthode originale de fabrication de ces verres qui utilise un procédé mécanique et non plus thermique. Cette méthode révolutionnaire, dite de "mécano-synthèse", est en cours de développement dans la société Diafir à Rennes.

Son projet IUF en chimie des matériaux vise à créer puis étudier des matériaux composites verre/ cristal innovants. Le programme de recherche focalisé sur les vitrocéramiques de chalcogénures s'articule autour de divers axes :

  • le développement de lentilles IR a gradient d'indice par cristallisation contrôlée ou implantation d'ions ;
  • l’optimisation de la composition et du design de vitrocéramiques photovoltaiques par modélisation structurale (DFT) ;
  • le développement des batteries tout solides à base de sodium ;
  • le développement d’optiques infrarouges à haute tenue mécanique par synthèse de verres à cristallisation congruente ;
  • l’étude structurale (HRTEM, DRX, Neutrons...) et thermo-mécanique de vitrocéramiques par imagerie quantitative.

Cécile Rapoport, professeur, membre de l'Institut de l'Ouest : Droit et Europe

Les recherches de Cécile Rapoport, qui a rejoint l'université de Rennes 1 en 2015, s’inscrivent plus particulièrement dans l’axe de recherche « Intégration européenne ». Ses travaux et ses enseignements portent en effet sur le droit de l’Union européenne dans ses dimensions institutionnelles et matérielles ainsi que sur le droit économique international et européen. Cécile Rapoport s’intéresse tout particulièrement au droit de l’action extérieure de l’Union européenne (politique de voisinage, Politique étrangère et de sécurité commune, politique commerciale, politique migratoire…). Elle co-dirige la partie rennaise du réseau européen de recherche LAWTTIP associant les Universités de Rennes 1, de Bologne et le King’s College de Londres.

Dans le cadre de sa délégation à l’Institut universitaire de France, elle conduira un projet de recherche intitulé « L’Union européenne et la circulation internationale de la norme juridique ». Cette recherche tend à examiner comment, en tant qu’acteur international, l’Union européenne se positionne par rapport à un phénomène plus global qui conduit les différents systèmes politiques et juridiques, les différentes cultures juridiques du monde à interagir de manière croissante sous l’effet de la mondialisation des échanges, de la circulation des personnes et des idées.

Philippe Yamato, professeur, membre de Géosciences Rennes/OSUR

Les travaux de Philippe Yamato ont pour but d'étudier le comportement mécanique des roches et la dynamique de la lithosphère, de l'analyse des données de terrain jusqu'aux modèles numériques.

Philippe Yamato rejoint l'université de Rennes 1 et le laboratoire de Géosciences Rennes en septembre 2009. Ses activités scientifiques actuelles s’articulent autour d’un dénominateur commun qui est la compréhension de la déformation des roches à différentes échelles de temps et d’espace. La philosophie de son travail de recherche est de quantifier les processus physiques avec un outil principal : la modélisation numérique. Les données issues de la géologie de terrain, de la pétrologie, de la géochronologie, de la sédimentologie ou encore de la géochimie sont cruciales pour contraindre les modèles. De leur côté, les modèles numériques et/ou de laboratoire sont essentiels pour la compréhension de la physique des processus en Sciences de la terre et pour l’exploration de paramètres inconnus. Son approche consiste à faire constamment le lien entre ces deux aspects.

Le projet de recherche qu’il développera dans le cadre de sa délégation à l’Institut universitaire de France portera sur « l’évolution Pression-Température-temps-déformation des roches dans les zones de subduction ». Ce projet a pour ambition d’en savoir plus sur la signification réelle (aujourd’hui controversée) de l’information enregistrée par les roches métamorphiques ayant été enfouies en profondeur dans les zones de subduction. Le but est d’apporter de nouvelles contraintes sur le comportement mécanique des roches et sur les processus géologiques qui contrôlent la dynamique des zones de convergence et leur sismicité.

L'Institut universitaire de France

L'Institut universitaire de France a pour mission de favoriser le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l'interdisciplinarité, en poursuivant trois objectifs :

  1. Encourager les établissements et les enseignants-chercheurs à l'excellence en matière de recherche, avec les conséquences positives que l'on peut en attendre sur l'enseignement, la formation des jeunes chercheurs et plus généralement la diffusion des savoirs ;
  2. Contribuer à la féminisation du secteur de la recherche ;
  3. Contribuer à une répartition équilibrée de la recherche universitaire dans le pays, et donc à une politique de maillage scientifique du territoire.