Disparition

Cinquième président de l’Université de Rennes 1 entre 1994 et 1999, Jacques Lenfant s’est éteint le lundi 14 décembre 2015 à l’âge de 68 ans. Avec sa disparition, Rennes perd l’un des premiers promoteurs de l’enseignement et de la recherche en informatique, notamment à l’Université de Rennes 1. Portrait d’un précurseur intuitif.

Jacques Lenfant

Entré à l’université en 1970, professeur à l’Istic (anciennement Ifsic), Jacques Lenfant fut enseignant-chercheur à l’Irisa, institut dont il assura la direction en intérim pendant près de deux ans.

Normalien agrégé en mathématiques, Jacques Lenfant a soutenu en 1974 sa thèse sur les Modèles probabilistes de gestion des mémoires hiérarchisées à l’Université de Rennes 1. Il partit ensuite dix mois à l'Université du Michigan et en revint avec de nombreuses idées de développement de recherches autour du calcul parallèle, domaine encore peu exploré en France, ce qui fera de lui un spécialiste reconnu dans le monde la recherche mais également de l'industrie.
Expert en conception de processeurs à très grande vitesse, il sera dans les années 1980 parmi les pionniers du projet national Grand calculateur, puis conseiller scientifique auprès des directions de Sintra-Alcatel et Thomson-CSF.

En parallèle de ses recherches dans le domaine du calcul parallèle et de ses applications (électronique, aéronautique, etc.), Jacques Lenfant fut également très impliqué dans l’enseignement, du 1er au 3e cycle. Il fut le promoteur et le responsable de plusieurs formations de l’université, dont le diplôme d’ingénieur en informatique.

Jacques Lenfant fut élu président de l'Université de Rennes 1 le 18 février 1994, après avoir été vice-président du conseil scientifique durant cinq ans, contribuant très largement à insuffler à l’établissement une ouverture et un dynamisme dont il porte encore aujourd’hui les fruits.

Depuis la fin de son mandat en mars 1999, Jacques Lenfant œuvrait principalement à la diffusion de la culture et de l'enseignement scientifique. Premier Breton à être élu membre de l’Académie des technologies, il mit un terme à sa carrière en 2009 après trois années passées à la direction du centre d’initiation à l’enseignement supérieur du Grand Ouest.