Contrôle de la matière condensée : nouveau laboratoire associé franco-japonais

Le Laboratoire International Associé dédié à la matière condensée (intitulé IM-LED pour « Impacting Materials with Light and Electric fields and watching real time Dynamics ») implique l’Université de Rennes 1 parmi huit établissements français et japonais et le CNRS. Cette collaboration scientifique a pour objectif de comprendre et de maîtriser la modification de propriétés physiques de matériaux à l’aide de la lumière ou de champs électriques.

© S.Ohkoshi, The University of Tokyo
  1. Deux jours d’inauguration à Tokyo
  2. Développer une science encore émergente
  3. Qu’est-ce qu’un LIA ?

Deux jours d’inauguration à Tokyo

Un séminaire s'est déroulé les 12 et 13 décembre 2016 à Tokyo pour présenter le projet et discuter ses axes scientifiques majeurs.

Durant la première journée, un congrès a eu lieu à l’ambassade de France avant la cérémonie de signature. Ainsi, le conseiller scientifique Jacques Maleval a exposé les attentes de ce nouveau laboratoire pour ensuite laisser la parole aux coordonnateurs, Shin-ichi Ohkoshi professeur à l'Université de Tokyo et Eric Collet professeur à l'Université de Rennes 1, qui ont présenté les projets scientifiques.

Le lendemain a été consacré à la présentation des dernières avancées scientifiques dans le domaine des phénomènes photo-induits ultra-rapides et du rôle des champs élastique et électrique dans le contrôle des propriétés électroniques des matériaux, énoncées dans le cadre d’un workshop dédié au LIA.

Développer une science encore émergente

Ce projet vise à structurer au niveau international le développement d’une science émergente du contrôle dans le domaine de la matière condensée. Le but est de comprendre et de maîtriser la modification de propriétés physiques de matériaux à l’aide de la lumière ou de champs électriques.

À terme, ce projet devrait aider à rendre plus rapides, plus robustes et plus fiables les propriétés électro-structurales des matériaux bistables afin de les intégrer dans des dispositifs applicatifs réversibles de commutation ultra-rapide ou de stockage de l’information.

Les acteurs français et japonais jouent un rôle reconnu sur la scène internationale pour l’étude de ces mécanismes hors-équilibre et leur observation en temps réel sur des échelles de temps atteignant celles des processus électroniques ou des transformations moléculaires élémentaires.

Ce projet LIA-IM-LED initié avec le CNRS est porté par le professeur Eric Collet de l’Institut de Physique de Rennes pour l’Université de Rennes 1 et par le professeur Shin-ichi Ohkoshi pour l’Université de Tokyo. Côté français, il implique également l’Université de Nantes (IMN), l’Université du Maine (IMMM) et l’Université de Versailles Saint-Quentin (GEMAC). Côté japonais, les partenaires sont le Tokyo Institute of Technology, l’Université de Tohoku et l’Université de Kyoto.

 

Crédit : E. Collet

Qu’est-ce qu’un LIA ?

Un laboratoire international associé résulte de l’association d’un laboratoire ayant le CNRS ou l’Inserm en co-tutelle, et d’un laboratoire étranger. Ce dispositif permet de mettre en commun des ressources humaines et matérielles pour réaliser un projet conjointement défini. L’accord est signé par les responsables des deux organismes pour une durée de quatre ans, renouvelable une fois.