L'IRISA a ouvert ses portes pour fêter ses 40 ans

Une vingtaine d'ateliers et des conférences attendaient le public le 10 décembre à l'Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (IRISA). Une occasion ludique de découvrir les travaux des 7 départements de l'Institut du campus de Beaulieu, qui fête cette année ses 40 ans.

Certains des ateliers de l'IRISA - Photo UR1/Dircom/JLB
  1. Ateliers ludiques
  2. La cybersécurité, un axe transversal central à l'IRISA
  3. Tous tracés sur internet par notre navigateur
  4. Art, patrimoine et culture
  5. Quelques mots sur l'IRISA

Ateliers ludiques

Un robot humanoïde guidant une bille vers la sortie d'un labyrinthe virtuel ; un fauteuil roulant capable d'éviter les obstacles ; le concept d'une "pièce à la demande" partagée entre plusieurs appartements ; la programmation d'un drone... autant d'ateliers que les visiteurs pouvaient découvrir à l'occasion des portes ouvertes de l'Institut de recherche en Informatique et systèmes aléatoires. Cette unité mixte de recherche est l'une des plus importantes du territoire national : elle compte 750 membres, répartis en 7 départements et 40 équipes.

Ateliers ludiques

 

La cybersécurité, un axe transversal central à l'IRISA

Parmi les grands axes de recherche qui irriguent l'IRISA, la cybersécurité associe plus de 23 équipes, toutes impliquées dans le Pôle d'excellence cyber, implanté à l'Institut qui coordonne sa recherche.

Lors des portes ouvertes, cette thématique était plus particulièrement représentée par deux ateliers.

L'un portait sur la correction fonctionnelle de programme : autrement dit, comment prouver qu'un programme critique (par exemple l'aide à la décision pour les contrôleurs de trafic aérien) est exempt de "bugs" ? La méthode classique consiste à le tester de manière extensive pour vérifier qu'aucun bug ne se produit durant cette mise à l'épreuve. Mais si, en usage réel, les conditions d'exploitation sortent des multiples configurations testées, un bug peut toujours se produire. C'est ainsi qu'une fusée Ariane a déjà été perdue suite à une erreur qui ne pouvait être détectée par les tests classiques. Les recherches de l'IRISA visent plutôt à pouvoir apporter la preuve a priori que le code du programme est intrinsèquement exempt de bug, à la manière d'une démonstration mathématique.

Tous tracés sur internet par notre navigateur

Un autre atelier relatif à la cybersécurité présenté lors des portes ouvertes montrait qu'il est assez simple aujourd'hui de tracer un ordinateur individuel sur internet à travers son navigateur, bien plus efficacement que par les simples "cookies" bien connus du public aujourd'hui. Un site internet, amiunique.org ("suis-je unique ?") développé à l'IRISA permet à l'internaute de s'en convaincre en testant la vulnérabilité de sa machine, tout en enrichissant la base de données des chercheurs. Le test étant bien souvent concluant, les chercheurs de l'IRISA travaillent à mettre au point un navigateur polymorphe, qui changerait d'empreinte à chaque lancement pour brouiller les pistes.

Art, patrimoine et culture

L'IRISA conduit par ailleurs des recherches sur la réalité virtuelle immersive, notamment à travers la plateforme Immersia (une installation expérimentale dont les 80 m2 d'écrans permettent d'interagir avec le monde virtuel à l'échelle 1). Parmi les projets développés, l'un des plus impressionnants touche le travail avec les ingénieurs du CNPAO et les archéologues de l'Inrap, qui scanne et modélise des sites archéologiques existants pour reconstituer leur état d'origine. Un travail particulièrement inspirant dont un reportage vidéo d'ARTE Futuremag s'est récemment fait l'écho.

 

Quelques mots sur l'IRISA

L’IRISA est un laboratoire international de recherche en sciences et technologies du numérique. Spécialisé dans les disciplines de l’informatique, du traitement du signal et des images et de la robotique, il est un acteur à la pointe de la transition numérique de la société.

Cette unité mixte de recherche associe huit partenaires : l'université de Rennes 1, le CNRS, Inria, l'École normale supérieure de Rennes, l'INSA Rennes, CentraleSupélec, l'Institut Mines Télécom et l'université de Bretagne-sud.