La physique médicale à Rennes 1, une toute jeune formation qui excelle

A l'interface physique-ingénierie-santé, ce master réussit aux étudiants. Témoignages de Laëtitia et Marc, futurs physiciens médicaux.

Promotion 2013-2014 du master Physique médicale
  1. Les étudiants de master 2 en marche vers une nouvelle profession de santé : physicien médical
  2. Témoignages de Laëtitia et Marc
  3. Le parcours
  4. Historique de la formation

Les étudiants de master 2 en marche vers une nouvelle profession de santé : physicien médical

La promotion 2015 a été exceptionnelle puisque 9 étudiants sur 11 ayant passés le concours menant au métier de physicien médical sont admissibles ! En 2013 et 2014, le taux de réussite était de 50 %.

Les masters 1 et 2 « physique médicale » de l'université de Rennes 1 forment à la "physique pour le vivant". A l'interface physique/ingénierie/santé, ce parcours permet de développer et d’appliquer les méthodes de la physique au domaine de la santé.

Agréé par le ministère de la Santé, il permet l'accès au concours national d'entrée au Diplôme de Qualification en Physique radiologique et Médicale (INSTN Saclay). Le DQPRM finalise la formation de physicien médical par deux années rémunérées avec alternance de cours et formation sur sites hospitaliers. Le métier de physicien médical est réglementé et reconnu depuis 2014 comme profession de santé.

Témoignages de Laëtitia et Marc

Licenciée en physique, Laëtitia Lechippey, normande de 23 ans avoue qu'elle a été tout d'abord "attirée par la ville" rennaise. Dès la L2, elle s'intéresse plus particulièrement à la physique médicale pour raison personnelle. Elle confie : "Ma grand-mère a été traitée par le biais de la radiothérapie pour un cancer du sein. J'ai eu l'occasion de l'accompagner à certaines séances. J''ai commencé alors à faire des recherches sur le métier de physicien médical. Un an après, le master de physique médicale ouvrait ses portes à Rennes. Une chance !". Actuellement, elle réalise son stage de M2 au centre de recherche clinique et évaluative en oncologie (CRCEO), établissement faisant partie du CHU Hôtel Dieu de Québec (Canada).

En L3, Marc Céleste visite le cyclotron de la Réunion. Il y rencontre un physicien médical qui le conforte dans son choix d’orientation. Il quitte son île natale et choisi le master de Rennes car "en plus de la physique fondamentale, dès la première année, il y a déjà une connotation physique médicale" indique le jeune homme, qui poursuit son stage au sein du service de Physique Médicale du Centre Eugène Marquis de Rennes.

Que leur a apporté la formation de master de physique médicale ?

Cette formation, adaptée au domaine de la physique médicale, les a préparé à l'obtention du Diplôme de Qualification en Physique Radiologique et Médicale (DQPRM). Ce diplôme est obligatoire pour devenir physicien médical. "Dès la première année du master, nous commençons à nous spécialiser" précise Laëtitia. "Nous avons des cours donnés par des professionnels du monde hospitalier (physiciens médicaux, radiologues, oncologues) qui, en plus de l'enseignement, nous dévoilent certaines facettes de leur métier. Ce premier contact nous permet, en tant qu'étudiant, d'être imprégné dans le domaine médical tout en se créant un réseau. La formation permet aussi de poursuivre en doctorat en physique, avec activités de recherche en physique médicale" résume la jeune femme.
Pour Marc, cette formation lui a donné "les clés pour la réussite du concours" et "l’ouverture d’esprit nécessaire pour exercer le métier de physicien".

Quels conseils donneraient-ils à un.e étudiant.e intéressé.e par ce parcours ?

Tous les deux conseillent de bien se renseigner sur le parcours et le domaine de la physique médicale, ainsi que sur ce métier. "La formation étant relativement spécialisée, il faut donc être certain de son objectif professionnel" déclarent-ils en choeur. "Pour devenir physicien médical, le master ne suffit pas. Il faut passer le concours du DQPRM qui se déroule pendant notre deuxième année de master (généralement en janvier)" clarifie Laëtitia.

Le parcours

Masters 1 et 2

Le M1-physique médicale permet d'acquérir les fondamentaux, avec une formation poussée dans les domaines de la physique et des méthodes expérimentales (RX, RMN/IRM, spectroscopies...), les méthodes numériques (simulation, optimisation) et l'imagerie (traitement d'image, algorithmes de reconstruction), les capteurs et l'instrumentation, les lasers et leurs applications... Les aspects spécifiques de la physique médicale (≈ 30 % des enseignements en M1) sont abordés au sein de cours de physique des rayonnements ionisants et non ionisants (production/détection/dosimétrie), de radiobiologie, dosimétrie, radioprotection, capteurs en médecine nucléaire et en imagerie médicale, d'anatomie-physiologie-oncologie... Ces matières sont approfondies en M2-physique médicale, avec plus de 150h d'enseignement assurées par des physiciens médicaux et médecins.

Contact : Christophe Odin

Des coopérations avec des partenaires externes et internes

Des collaborations permettent au master de physique-médicale de bénéficier d'une excellente synergie entre tous les acteurs locaux.

  • Soutien exceptionnel du Centre de Lutte contre le Cancer Eugène Marquis (CEM) par l'implication de ses physiciens médicaux et médecins,
  • Soutien du Master SIBM M1 et M2 (Signaux et Image en Biologie et Médecine) qui accueille les étudiants dans trois de ses unités d'enseignement,
  • Soutien de l'ESIR (Technologies de l'information, option ingénierie pour la santé) et d'autres parcours rennais (Physique, Photonique, SCNI...).

Les structures de recherche rennaises (IPR, LTSI...) ainsi que les diverses plateformes (PRISM...) permettent un lien étroit avec la recherche et l'accueil d'une partie des stagiaires.

Le métier concrètement

Le physicien médical participe au développement et l'optimisation des techniques et équipements utilisant les rayonnements ionisants dans les soins au patient. Il assure la sécurité radiologique du patient, du personnel et du public. Les domaines d'intervention sont principalement la radiothérapie, la médecine nucléaire, le radiodiagnostic et la radioprotection.

Historique de la formation

  • 2010 : Développement en collaboration entre l'IPR et le CEM
  • 2012 : Agrément et ouverture aux étudiants
  • 2013 : Agrément renouvelé pour 4 ans - Le parcours M1-M2 physique médicale fait partie des 7 masters agréés au niveau national (Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Nantes, Paris, Rennes, Toulouse).