Plus de mixité à l’université

Des lycéennes et lycéens visitent les laboratoires de l’ISTIC et de l’OSUR pour découvrir l’université et dépasser les stéréotypes de genre.

Deux classes de seconde des lycées Pierre Mendès-France (Rennes) et Jean Brito (Bain-de-Bretagne) ont passé une journée entière à l’université, mardi 7 février 2017. Les universités de Rennes 1 et de Rennes 2, associées au Rectorat et à l’Onisep, leur ont ouvert grand les portes de leurs laboratoires. Objectif ? Faire découvrir in situ des formations qui attirent différemment les filles et les garçons.

La fac en vrai

Sur le campus de Beaulieu, trente élèves accueilli.e.s par Annick Chauvin et Sophie Allain ont ainsi bénéficié d’une visite guidée de la collection géologique de l’OSUR et d’un échange avec des étudiants de l’ISTIC pendant une séance de TP d’électronique… Des doctorant.e.s leur ont parlé de leur parcours et de leur métier. Les lycéen.nes ont appris et découvert ce qu’étaient un sujet de thèse, une salle de TP… Des informations sur les parcours été proposées par l'ONISEP. Au même moment, l’autre moitié de chaque classe visitait deux laboratoires de l’Université Rennes 2. L’un rattaché à l’UFR ALC, l’autre à l’UFR STAPS.

Les deux classes se sont retrouvées au Tambour, campus de Villejean en fin de journée. Par petits groupes, ces futur.e.s étudiant.e.s ont fait le bilan, statistiques à l’appui. Tous et toutes ont pris conscience de la répartition déséquilibrée des sexes selon les filières : « On ne donne pas la même éducation à un garçon ou à une fille. Parfois, les parents et la société poussent les jeunes vers des voies qui ne correspondent pas à leurs propres aspirations ».

Une université ouverte

L’Université de Rennes 1 accueille globalement autant de garçons que de filles. Mais ils n’y suivent pas les mêmes études. Les filles sont nettement majoritaires dans les filières sociales, médicales et juridiques. La physique et l'informatique attirent davantage les garçons.

La tendance a très peu évolué depuis vingt ans. « Jusqu’à présent, on a surtout essayé d’intéresser les filles à des cursus réputés masculins. On n’a jamais fait l’inverse, relève Nicoletta Tchou, chargée de mission parité à l’Université de Rennes 1. C’est la première fois qu’on sensibilise des classes entières aux stéréotypes sexués en leur parlant d’abord de métiers ».

Une façon de rappeler que l’université est ouverte à toutes et tous, sans distinction de genre selon les filières. Les lycéen.nes doivent aussi le voir pour le croire.  

La journée "La mixité filles-garçons à l'université. Un processus inachevé ?" avait pour objectif de :

  • Contribuer à une plus grande mixité des filières de formation dans l’enseignement supérieur
  • Renforcer la liaison lycée enseignement supérieur

Elle s’est clôturée par deux conférences inscrites au programme de l’Université Rennes 2 « Les mardis de l’égalité » :

  • Gaïd Le Maner Idrissi, professeure de psychologie - Les choix d'orientation sexués : quels processus ?
  • Catherine Roby, docteure en sciences de l'éducation - Place des femmes dans les écoles d'ingénieurs en France : évolution, disparités et perspectives