Un Master 2 à Hanoï

Originaire de la banlieue de Mulhouse, Alain était étudiant à Strasbourg jusque l’an dernier. Inscrit à Rennes 1 depuis la rentrée 2015 en Master 2 de chimie, il suit la spécialité Chimie médicinale, une formation délocalisée : ses cours sont dispensés à l'Université Nationale des Sciences de Hanoï.

Déjeuner entre étudiants à Hanoï © Pierre Van de Weghe
  1. La chance de pouvoir étudier tout en découvrant un pays
  2. Ma vie étudiante au Vietnam
  3. Un pays où il fait bon vivre
  4. Mes conseils

La chance de pouvoir étudier tout en découvrant un pays

Au printemps dernier, alors en quête d’un master 2, je voulais étudier la chimie médicinale mais ne pensais pas forcément le faire à l'étranger. Lorsque j'ai découvert cette formation sur le site de l'Université de Rennes 1, j'ai tout de suite pensé que c'était une chance de pouvoir étudier tout en découvrant un pays d'une culture fondamentalement différente de la nôtre.

Ma vie étudiante au Vietnam

Je suis arrivé à Hanoï à la mi-octobre mais les cours n'ont commencé que deux semaines plus tard. Un laps de temps qui m'a permis de bien m'acclimater à la vie vietnamienne, de trouver une colocation et d'acheter un vélo d'occasion.
J'ai choisi d'effectuer mon stage de fin d'étude dans cette même université. Je resterai donc dans ce pays jusqu'à fin juillet étant donné que la soutenance de mon stage se fera début juillet. Je compte bien voyager encore un peu après, histoire de profiter un maximum du pays.

Ma vie étudiante au Vietnam est relativement différente de celle que j'avais en France. Etudiant à Strasbourg, j'allais régulièrement à la cafétéria de la faculté de chimie, histoire de discuter et de jouer aux cartes entre amis.
A Hanoï, les étudiants font la sieste entre midi et 14h et il n'y a pas de cafétéria sur le campus : je déjeune donc avec les autres membres de ma promo dans des ruelles non loin de l'université.
J'ai décidé de ne pas sortir les soirs de semaine pour pouvoir me concentrer sur les cours. J'en profite cependant pour discuter en anglais avec mes colocataires vietnamiens. Ils m'ont déjà appris beaucoup sur le pays et j'ai aussi eu le droit à un cours de cuisine vietnamienne.

Un pays où il fait bon vivre

Je me suis aussi fait plusieurs amis vietnamiens avec qui je sors régulièrement le week-end. L'un d'entre eux m'a d'ailleurs demandé de l'aider en anglais. En échange, il tente de m'apprendre le vietnamien. J'aime bien trainé dans les vieux quartiers de la capitale. Interdits à la circulation le week-end, ils sont vraiment très animés (une bonne occasion pour rencontrer des gens du monde entier). J'aime les vendeurs de rue : on y trouve de tout juste en se baladant dans les rues de Hanoï.

Je suis surtout marqué par la gentillesse des gens, ici. Par exemple, le lendemain de mon arrivée, tandis que je dînais seul dans un petit resto de rue, un vietnamien m'a offert une bière ; une autre fois, alors que j'avais un petit souci avec mon vélo, un chauffeur de moto taxi m'a spontanément prêté ses outils. J'ai aussi pu constater que les Vietnamiens s'entraident très facilement.
Bref le Vietnam est un pays où il fait bon vivre et cela malgré la pollution et les conducteurs vietnamiens dont la réputation n'est pas usurpée.

Mes conseils

En 1er lieu, bien soigner son anglais, c'est la base pour pouvoir vivre à l'étranger.
Je conseille à ceux qui veulent partir au Vietnam d'apprendre le vocabulaire de base (bonjour, merci, au revoir) et de savoir compter en vietnamien : la plupart des vendeurs ne parlent pas d’autre langue et cela permet aussi de négocier les tarifs des taxis (les chauffeurs ont tendance à vouloir arnaquer les étrangers).
Il ne faut pas hésiter à aller discuter avec des jeunes du pays (beaucoup parlent anglais), c'est toujours une expérience enrichissante.
Enfin je conseille de passer les 1res nuits chez l'habitant : la personne chez qui j'ai séjourné m'a beaucoup aidé, notamment pour obtenir une carte SIM locale et trouver mon vélo.

Je ne sais pas encore ce que je ferai l'an prochain, je vais tâcher de rester en Asie et de découvrir d’autres pays. Une chose est sûre en tous cas : je retournerai dans ce pays magnifique.