Étudiant en maths, il prépare une transat

Originaire de Honfleur, Simon Benaïchouche étudie à l’Université de Rennes 1 depuis la rentrée 2014. L’an dernier, il s’est mis un projet fou en tête : participer à la prochaine Mini Transat, une course transatlantique en solitaire et sans assistance qui a lieu tous les deux ans à bord de voiliers de 6,50m.

Simon Benaïchouche, étudiant en M1 Mathématiques à l'Universite de Rennes 1, à bord du Département du Calavados
  1. Un projet soutenu par l'université
  2. Un projet au long cours

Un projet soutenu par l'université

« Je viens d’un milieu modeste. Quand, un soir, installé dans le canapé de mon petit studio à manger des pates comme souvent, j’ai parlé de la course à mes amis, ils ont eu du mal à me prendre au sérieux ». Il faut dire que pour s’aligner sur le départ, Simon a évalué le budget nécessaire à 115 000 € ! « 80 % du travail, c’est de la gestion de projet à terre. Depuis un an et demi, je passe chaque jour plus de 3h au téléphone ou à envoyer et répondre aux mails pour trouver des sponsors. Je ne suis pas formé au montage de projet ou à la recherche de financement : j’apprends en faisant, c’est très formateur ».

A ce jour, avec les Hydropathes, petite association de copains qui l’appuie dans ses démarches, Simon a déjà bouclé un tiers du budget. De quoi louer le bateau et participer à la saison 2016. L’Université de Rennes 1 le soutient également : il s’est vu attribuer 4 000 € dans le cadre du FSDIE. « Cette subvention m’a permis de louer un meilleur bateau et d’avoir un peu plus d’ambition ».

 

L'université de Rennes 1 soutient Simon Benaïchouche

Un projet au long cours

Spi Ouest-France, Tour de France à la voile, championnats du monde J80, le Normand pratique la compétition depuis 2011. Inscrit en Master 1 mention mathématiques et applications, il fait volontiers le parallèle avec ses études : « Comme dans le sport de haut niveau, la même rigueur est nécessaire pour réussir. En maths comme en voile, il faut tout le temps se remettre en question. Douter, ne jamais avoir de certitudes, c’est essentiel pour être performant »

Lancé dans ce projet en décembre 2014, Simon ne lèvera les voiles pour Port-Marin en Martinique qu’en septembre… 2017. Entre temps, il faut s’entraîner, préparer le bateau et prendre le départ des courses du circuit mini.
Après des résultats plus qu’encourageants en double l’an denier (victoire lors de la 1re étape et 2nde place au général de la Transgascogne, un aller-retour de 1 000 km entre Port-Bouguenay et Luanco en Espagne), il achève tout juste la Pornichet Select, 1re épreuve du championnat de France de course au large en 6,50 où il a parcouru les 300 miles en solitaire en un peu moins de 2 jours et 7 heures.

Début juin, il voguera en solo entre La Rochelle et l’Irlande afin de se qualifier pour sa 1re grande course au large cet été : Les Sables – Les Açores – Les Sables