Trois enseignants-chercheurs primés par l’IUF

En 2016, l’Institut universitaire de France (IUF) intègre trois enseignants-chercheurs de Rennes 1. Une reconnaissance prestigieuse et la promesse d'une oeuvre en devenir.

David Renault, Jean-Baptiste Sortais et Nicolas Cornu Thénard
  1. Du temps pour la recherche
  2. Des contacts pour un réseau
  3. Devenir membre de l’IUF en 2017 ?
  4. L'IUF, c'est quoi ?

Maître de conférences à l’Institut des sciences chimiques de Rennes de l'Université de Rennes 1, Jean-Baptiste Sortais est l’un d’entre eux. Le chimiste travaille sur l’utilisation des métaux dits abondants dans la catalyse. Il s’intéresse à la chimie verte et à la valorisation de la biomasse.

Intégrer l’IUF ? « C’est la reconnaissance des travaux accomplis. C’est un coup de projecteur individuel et un coup de pouce pour aller plus loin dans ses recherches ».

Créée en 1991 pour encourager la recherche de haut niveau dans les universités françaises, l’IUF offre une aide matérielle significative à ses membres. Soit une décharge d’enseignement de 128 h, une enveloppe de 15 000 € et une prime de 6 000 € par an. Ceci pendant cinq ans. « Ce qui améliore nettement les conditions de travail, reconnaît Jean-Baptiste Sortais. On se libère du temps et des moyens supplémentaires pour travailler ».

Du temps pour la recherche

Même son de cloche au laboratoire Ecobio de l’Observatoire des sciences de l’univers (OSUR). « J’ai une charge d’enseignement très lourde. Avec l’IUF, je vais diviser par quatre ce temps d’enseignement », explique David Renault.

L’écologiste étudie les effets des changements globaux sur la biologie des insectes et leurs capacités d’adaptation. Il ne développera pas d’autre thématique de recherche avec les crédits de l’IUF. « Mais je vais lui donner une ampleur nouvelle. Avec plus de manipulations, plus d’équipements performants, plus de dispositifs complexes… Ce sont des investissements qui ont un coût ».

Des contacts pour un réseau

Professeur à la faculté de droit et de science politique, spécialiste de droit romain, Nicolas Cornu Thénard sait lui aussi comment il emploiera son temps et ses crédits. D’abord une monographie sur l’autonomie de l’argument juridique à Rome. Puis une revue juridique qui soumettra le droit contemporain à des arguments tirés de l'histoire du droit. Enfin des colloques qui permettront de fédérer une communauté de chercheurs et de mettre en oeuvre des travaux collectifs sur cette thématique. « Comme toute distinction, être membre de l’IUF donne une certaine légitimité qui permet de nouer des contacts ».

Jean-Baptiste Sortais, David Renault et Nicolas Cornu Thénard sont les trois scientifiques rennais de la promotion 2016 de l’Institut universitaire de France, nommés en qualité de membres juniors de l’institut pour une durée de cinq ans.

« Cette nomination donne immédiatement une réalité à des projets de recherche. C’est aussi une forme de reconnaissance. D’autant plus appréciable qu’elle émane d’un jury international qualifié et indépendant ».

Nicolas Cornu Thénard, droit

« L’IUF organise beaucoup de conférences. C’est l’occasion d’accéder à un réseau, de s’ouvrir à d’autres univers… Des projets de collaboration interdisciplinaire peuvent naître de ces rencontres ».

Jean-Baptiste Sortais, sciences chimiques

« C’est un financement et une carte de visite pour en activer d’autres. Elle m’aidera peut-être à cofinancer un poste de doctorant pour démultiplier mes recherches ».

David Renault, biologie

Actuellement 35 membres de l'IUF font partie de l'Université de Rennes 1. Retrouvez les membres de l'IUF du 6 au 8 juin 2016 à Rennes lors de leur colloque annuel. En savoir plus

L'IUF, c'est quoi ?

L'Institut universitaire de France a pour mission de favoriser le développement de la recherche de haut niveau dans les universités et de renforcer l'interdisciplinarité, en poursuivant trois objectifs :

  1. Encourager les établissements et les enseignants-chercheurs à l'excellence en matière de recherche, avec les conséquences positives que l'on peut en attendre sur l'enseignement, la formation des jeunes chercheurs et plus généralement la diffusion des savoirs.
  2. Contribuer à la féminisation du secteur de la recherche.
  3. Contribuer à une répartition équilibrée de la recherche universitaire dans le pays, et donc à une politique de maillage scientifique du territoire.