• Imprimer cette page

Lancement de Comin Labs

De g. à dr. et de h. en bas : P. Bouthemy, J. Baras, M. Cadot, P. Chedmail, G. Cathelineau, A. BenvenisteLe mercredi 8 juin 2011, le laboratoire d'excellence Communication and information sciences laboratories (Comin Labs) a connu son lancement officiel lors d'une journée d'inauguration organisée au centre de conférences de l'Inria à Rennes, sur le campus de Beaulieu de l'université de Rennes 1.

La journée a été inaugurée par les interventions de Patrick Bouthemy, directeur du centre Inria-Rennes - Bretagne atlantique, de Guy Cathelineau, président de l'UEB et de l'université de Rennes 1, de Patrick Chedmail, vice-président de l'UNAM, de Bernard Pouliquen, vice-président du Conseil régional de Bretagne et de Michel Cadot, préfet de la Région Bretagne.

Le Labex Comin Labs et son mode de fonctionnement ont été présentés par son coordinateur et directeur scientifique, Albert Benveniste. Une table ronde animée par la journaliste Anne Chevrel a permis de dresser une vue d'ensemble des opportunités de croissance et de développement du Labex.

L'après-midi a été consacré à des interventions scientifiques, autour d'une conférence prononcée par John Baras, Professor in electrical and computer engineering à l'université du Maryland. Enfin, la journée a été clôturée par les vice-présidents des conseils scientifiques des universités de Rennes 1, de Nantes et du PRES UEB

Qu'est-ce que Comin Labs ?

Pour en savoir plus sur ce Labex, nous avons interrogé Jean-Marc Jézéquel, professeur en informatique à l'université de Rennes 1 et responsable d'une équipe-projet, Triskell, commune à l'université de Rennes 1 et à l'Inria, au sein de l'Irisa. Il a participé à la rédaction du projet du Labex dont il a coordonné la journée de lancement.

Ce spécialiste du génie logiciel travaille à élaborer des programmes d'ordinateurs capables eux-mêmes d'écrire d'autres programmes pour s'adapter aux demandes des utilisateurs. Il résume l'idée-force du Labex comme étant d'identifier sur la Bretagne étendue des lignes d'excellence dans les sciences et technologies de l'information, avec comme objectif de faire travailler ensemble deux communautés de chercheurs assez distinctes aujourd'hui dans le monde académique, les spécialistes des aspects matériels et ceux des aspects logiciels.

Or le point de contact entre ces approches est particulièrement crucial dans une application telle que les réseaux, où les sciences et technologies à l'œuvre dans le transport de l'information (optique, physique, électronique) rencontrent l'informatique et ses créations : systèmes distribués, services à l'utilisateur, réseaux sociaux...

Jean-Marc Jézéquel rappelle que l'appel à projets Labex des investissements d'avenir est destiné à faire émerger des structures de recherche à visée mondiale, portées par l'excellence de leurs équipes. Ainsi, Comin Labs compte-t-il, parmi bien d'autres membres de renom, un des pionniers de la télécommunication par amplificateurs optiques, technique universellement utilisée aujourd'hui dans les câbles à fibres optiques devenus l'ossature d'internet et des réseaux à très haut débit : Jean-Claude Simon enseigne à l'Enssat, école d'ingénieurs de l'université de Rennes 1, et dirige le laboratoire FOTON (UMR 6082 CNRS/UR1). Citons encore Claude Berrou, enseignant-chercheur au département d'électronique de Telecom Bretagne, co-auteur de travaux fondateurs sur les turbo codes, outils logiciels de correction d'erreur qui sont aujourd'hui au cœur du fonctionnement de l'ensemble de la téléphonie mobile dite 3G, comme des sondes spatiales récentes de la NASA ainsi que de l'ESA.

Comin Labs articule 4 points d'intérêt scientifiques et 3 défis sociétaux

Les 4 points d'intérêt scientifique

  • codage neural : ce point est coordonné par Claude Berrou, qui a entrepris d’explorer les analogies existant entre les décodeurs de signaux modernes, capables de corriger les erreurs de transmission, et le cortex cérébral ;
  • efficacité énergétique et de consommations de ressources dans les STIC ; il s'agit là d'améliorer l'autonomie des objets portables, de développer par exemple des capteurs ou actionneurs (interrupteurs) sans fil ne nécessitant aucune alimentation extérieure pour fonctionner. Cette recherche d'efficacité s'applique aux petits objets comme aux grands centres de calcul, les "datacenters" ;
  • web social, réflexion sur les réseaux sociaux de future génération (gestion des données et des communications entre les personnes) ;
  • sécurité et vie privée, pour renforcer la fiabilité ainsi que la confidentialité des transmissions et des informations dans les réseaux du futur.

Les 3 défis sociétaux

  • environnements numériques pour le citoyen : comment la domotique peut-elle aider les personnes âgées dépendantes, dont le nombre va croître sensiblement dans les années à venir ? Quelles technologies développer et comment les utiliser pour renforcer l'efficacité des centres tactiques mis en œuvre par exemple par les pompiers ?
  • images pour l'utilisateur et media numérique du futur : développement de nouvelles technologies pour l'indexation, la communication et l'interaction avec les futurs médias ;
  • STIC pour la médecine personnalisée : sur cet aspect les équipes travaillent avec le CHU de Rennes.

Enfin, un volet formation est proposé selon quatre axes : internationalisation, interdisciplinarité, fonctionnement en réseau et promotion de l'entrepreneuriat et des relations avec le monde économique.

En savoir plus (podcasts, communiqué de presse...) 

Partenaires du Labex Comin Labs : CNRS, Inserm, Université de Rennes 1, Université Rennes 2, Université de Bretagne Occidentale, Université de Bretagne Sud, Université de Nantes, Ecoles des Mines de Nantes, INSA de Rennes, ENS Cachan - antenne de Bretagne, Télécom Bretagne, Supelec, INRIA Rennes - Bretagne Atlantique.